le blogadoch2

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vendredi 3 janvier 2020

Á la Une...


Pour accéder directement à l'un des derniers articles, cliquez sur son titre s'il est souligné (lien). 

Pour une recherche plus générale, le mieux est d'aller dans la colonne de droite dans la rubrique “Archives“ et de cliquer sur un millésime puis sur un mois. Normalement, vous y trouverez la liste des articles sous forme de liens. Vous n'avez plus qu'à cliquer sur le titre-lien qui vous ouvrira l'article recherché. 
- Être vieux, c'est quoi? (chronique, nov. 2019)
- SIDA et malversations ( chronique, octobre 2019)
- Coup de gueule... (chronique, octobre 2019)
- Ah, ces Oiseaux... ( BD juin 2019)
- Kim Jung Gi, dessinateur diabolique...(doc. juin 19)
- La pensée du moment, Jean-Jacques Sempé
- À vélo vers Compostelle 7- fin (récit, avril 19)
- À vélo vers Compostelle 6 (récit, mars 19)
- À vélo vers Compostelle 5 (récit, fév. 19)
- À vélo vers Compostelle 4 (récit, janv. 19)
Des robots pornos? (questionnement, janv. 19)
- À vélo vers Compostelle 3 (récit, déc. 2018)
À vélo vers Compostelle 2 (récit, nov 2018)
- À vélo vers Compostelle (récit, nov 2018)
- Le Canard en fer blanc, Eroll Flynn... (oct 2018)
- Marine à voiles et Tradition (août 2018)
- Ya p'Yuka... bien choisir ses aliments (août 2018)
- L'autre qui parle... (inclassable, juil 2018)
- Le gant perdu (nouvelle, mai 2018)
- Les sources de monsieur Graminet (mai 2018)
- Le clignotant droit, un faux-ami... (mai 2018)

 - Science Fiction?  (nouvelle, avril 2018)
- Le Temps, l'Espace... (complété, 26 avril 2018)
- Drôles d'oiseaux... (avril 2018)
- Pas d'article nouveau... (mars 2018) 
- Quelques nouvelles pensées profondes... 
- Des cercles dans les blés...(fév 2018)
- Les gentils qui veulent votre bien... (fév 2018)
- La voiture électrique pollue... (janv 2018)
- Changer un pneu soi-même (technique, janv 2018)
- Les secrets du différentiel (technique, janv 2018)
- Les autos d'avant (chronique, janv 2018)
- On ne gagne pas à tous les coups (nouvelle, janv 2018)
- Promesse tenue (mini nouvelle, déc 2017)
- Bon voyage, M. le Comte! Hommage à J. d'Ormesson (déc 2017)
- Quand j’étais petit, le pain d’épices était meilleur… (nov 2017)
- Savoir ce que l'on dit... (oct 2017)
- Retour sur : SIDA pas contagieux, vrai ou faux? (oct 2017)
- Les vicissitudes de la félicité, ou les moutons de la bien-aimée (Nouvelle, oct 2017)
- René Guénon pour les nuls... (22 sept 2017)
- Les retrouvailles improbables... (Nouvelle, sept 2017)
- La langue des oiseaux- Birds dessinés (août 2017)
- L'homme du marché (une nouvelle d'Antoine, août 2017)
- Le SIDA ne serait pas contagieux... (juillet 2017)
- Le Ciel va plus vite que le Soleil ! (juillet 2017)
- De la ténacité des objets et de la beauté de Véronique... (juin 2017)
- Crise... d'accélération (mai 2017)
- Il y a processions et processions (mars 2017)
- Ça n'est pas mesurable...(février 2017)
- Des nombres sans mathématique (3) février 2017
- Délivrance informatique (fable)
- Des nombres sans mathématique (2)
- Des nombres sans mathématique (1)...


Nota :
Pour les articles plus anciens, depuis 2013, voir la liste "Catégories" ou "Archives" dans la marge de droite...


mercredi 1 janvier 2020

La pensée du moment...





 Pourquoi ne pas passer à l'image pour dire l'indicible? Et rendre un petit hommage à Jean-Jacques Sempé, après Philippe Geluc...













 Le général a perdu la guerre, car il sera mal enterré.
Pensée taoïste?


Aujourd'hui, la conduite sportive est un domaine où l'on ne conte plus en mots. On compte en points.
D.C.O


Ce n'est pas parce que notre science a des limites, que le fonctionnement de l'univers doit se plier à ces limites.
M. Graminet alias D.C. O.

Je ne crois pas en Dieu, mais il me manque.
Auteur inconnu (inconnu de moi)
           
Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort.
Alphonse Allais


I l conduisait tellement follement que la dame du GPS a crié qu'elle voulait descendre !
Peut-être D.C.O.




Des pensées que j'aime bien citer, depuis que je suis entré dans mon hiver temporel :
- de l'écrivain américain Jim Harrison :
           "La vie est courte, mais elle est très large".
- de François Cheng, de l'Académie Française :
           "Mais il n'est pas tard; faisons quelque chose encore !" 
- de Don Littleton, amateur de motos australien :
           "Je cesserai de faire de la moto le jour où j'oublierai de mettre les pieds par terre à l'arrêt".


 

jeudi 26 décembre 2019

Mais un blog, ça sert à quoi?


J'aurais pu écrire aussi : quel est le but d'un blog? Ou bien encore : Pour quelles raisons créer un blog?
Comme à l'examen, je me donne deux heures pour répondre…
Dans le désordre, voici quelques suggestions susceptibles de participer à l'explication de la mode actuelle de ce moyen d'expression.
Tout d'abord, il n'y aurait pas de blog sans l'ordinateur, et bien sûr, sans Internet. Mais comment se détourner de la magie de ce moyen de communication simple, et… mondial, et refuser les possibilités qu'il nous offre?
Une raison d'ordre psychologique est la croyance que son propre blog va être lu par des millions de personnes. Cette perspective immodeste et irréelle donne sans doute une sorte de sentiment d'importance à l'auteur.
Il est des êtres — je connais bien l'un d'entre eux — qui s'expriment mieux par l'écrit que par la parole. Et quoi de plus facile que d'encore fignoler son texte avec un logiciel d'écriture? Quant à savoir s'il va être lu, c'est une autre histoire. Les croûtes du peintre du dimanche seront-elles vues par d'autres que les proches?
Quel que soit leur domaine, les notions qui ont de l'importance à nos yeux ne sont pas toujours intéressantes pour les autres. Et nous avons généralement grand besoin de nous exprimer à leur sujet, lorsqu'elles nous tiennent à cœur… Pour éviter d'ennuyeux monologues au foyer, ou des incompréhensions lors de réunions d'amis, exposons-les sur le blog! Ça ne gêne personne, et permet bien souvent de faire à cette occasion le bilan de nos propres connaissances, de les vérifier, de les compléter, ne serait-ce que pour éviter d'écrire des contre-vérités.
Certains bloggeurs espèrent augmenter le cercle de leurs connaissances, d'autres plus pragmatiques celui de leurs clients potentiels.

Et je suis certain que ceux que la fonction de gourou attire, s'entraînent à la persuasion, sans états d'âme, en recherchant des adeptes plus que des lecteurs.
Personnellement, il m'arrive d'espérer intéresser quelques lecteurs par des sujets qui me passionnent. Les commentaires positifs ou critiques me manquent cruellement pour me faire une idée plus précise en la matière.
Mais je vais vous dire la vraie raison qui m'a poussé à créer ce blog : j'ai toujours eu la certitude que je devais le faire pour la simple raison qu'un blog, c'est inutile.
Je vous incite d'ailleurs à me suivre dans le royaume magnifique de l'indispensable inutilité… De nombreux auteurs — et pas des moindres — se sont penchés sur cette notion, sans convaincre qui que ce soit, semble-t-il, mais en laissant derrière eux de

merveilleuses pages… inutiles.
Bien après que Socrate, condamné à la ciguë, se mit à l'apprentissage de la flûte la veille de sa mort, d'autres ont clamé l'importance de l'inutile. Voyez plutôt :

— C'est bien plus beau lorsque c'est inutile ! (Edmond Rostand).

— Il n'y a rien d'inutile en nature ; non pas l'inutilité même. (Jean Rostand).

— Rien n'est plus utile que la recherche inutile. (Jean-Paul Sartre).

— L'inutile et le superflu sont plus indispensables à l'homme que le nécessaire. (René Barjavel).

— La littérature est parfaitement inutile : sa seule utilité est qu'elle aide à vivre. (Claude Roy).
Et n'oubliez pas le manifeste énergique de Nuccio Ordine : L'utilité de l'inutilité.  (Les Belles Lettres, éd.).
Pour en terminer avec le sujet, je dois vous dire qu'il y a peu, j'ai proposé à mes amis d'un forum consacré à la marque Alpine, une association virtuelle dont je suis le président à vie, et qui s'intitule Le Mouvement pour l'Indispensable Inutilité, dont le sigle s'écrit : Mii.
Sa création était inutile, mais...
Bonnes lectures,
D.C. O.

jeudi 21 novembre 2019

Être vieux, c'est quoi?

Être vieux, c’est quoi ? C’est comment ? C’est quand ?
Je me demande si quelqu’un a déjà tenté de répondre à ces questions toutes simples, mais dont les réponses risquent fort la complexité. Du haut de mes 31600 jours (et plus…), puisque vous le demandez gentiment, je vous communique volontiers ma pensée.

Pour un gamin de 10 ans, on est vieux à 40 ans. 
Pour les habitants de la France du Moyen-Âge, c’était vraiment le cas. On imagine mal les conséquences de cet état de fait : 
-       il fallait être indépendant et productif très tôt ;
-       il était normal de se marier à 20 ans, et de se dépêcher de procréer ;
-       les divorces étaient rares, car on n’avait pas eu le temps de se lasser des défauts de son partenaire ;
-       la maladie et la mort, visiteuses naturelles, ne déclenchaient pas un sentiment d’injustice, mais simplement le constat de la normalité ;
-       les rares vieillards de 60 ans et plus, avaient l’avantage et l’honneur d’être respectés comme des reliques du passé : un passé qui, selon la tendance populaire, procurerait l’autorité et la sagesse.

Remontons bien plus loin dans le temps, pour se pencher sur une époque tellement reculée qu’on ne sait comment la définir. Prenons les Chinois de la proto-histoire — cette période floue, plus facile à nommer qu’à dater. Dans des textes datant de plusieurs dizaines de siècles, ils racontent les propriétés fabuleuses de leurs grands ancêtres, qui vivaient des centaines d’années (comme notre Mathusalem?), et qui étaient dotés de qualités remarquables que nous avons même du mal à imaginer. On croit comprendre que pour eux, la télépathie remplaçait le téléphone, et la télé-transportation l’automobile. De quoi être jaloux ! 
Et vivre 900 ans permet quand même de faire pas mal de choses durant son existence ! Mais aussi, à bien y réfléchir, d’augmenter malheureusement la liste toujours ouverte des bêtises, donc celles aussi des remords et des regrets.

Ainsi, Monsieur le Temps, faisant comme bon lui semble, décide donc de nous faire vivre 900 ans ou 40, à sa guise, sans que nous ne puissions rien faire contre ses décisions ? Devons-nous nous estimer heureux de nous approcher aujourd’hui d’une durée d’un petit siècle dans le meilleur des cas ?

Allez ! Pour tenter de donner un sens à la formule "être vieux", remplaçons-la par le mot "vieillesse", ce sera peut-être plus simple. Mais finalement, définir la vieillesse, c’est aussi difficile que définir le temps : on sait ce que c’est, mais on ne peut pas dire ce que c’est. On pourrait signaler que c’est une période de la vie qui s’accompagne de phénomènes évidents mais progressifs comme : diminution, ralentissement, affaiblissement, atteintes morbides, pertes de mémoire… Et toutes ces sortes de choses à la négative connotation. Mais ce n’est pas là une définition à proprement parler.

Pour mieux connaître la vieillesse, il n’est peut-être pas nécessaire de s’attarder sur les déficiences somatiques ou intellectuelles, surtout les premières, que l’on devine difficiles à supporter pour quelqu’un de sportif ou simplement actif. Mais comme elles ont la délicatesse d’apparaître progressivement, on a la possibilité de s’y adapter. D’apprendre par exemple, à trouver les bons points d’appui dans un escalier aux marches étroites, ou la main de sécurité dans les bricolages en haut d’une échelle, comme sur un bateau.
Certaines faiblesses deviennent coûteuses et nous font entrer dans le monde matériel des prothèses. Je ne parle pas du téléphone, qui remplace la lecture de la pensée à distance, ou de l’ordinateur dont étaient peut-être naturellement dotés nos Super-Ancêtres, non tout simplement, de celles qui aident à voir, à entendre, et à mâcher pour certains.
Oui, en vieillissant on a moins de caprices mais plus de besoins. 

Nous parlions du siècle d’existence qui nous est accordé, dans le meilleur des cas…
Mais foin de ces chiffres! Avec le bon Saint-Exupéry, rappelons-nous que « nous qui connaissons la vie, nous nous moquons bien des nombres ! »
Entrons dans le champ de foire des "quoi" et des "comment", la qualité n’ayant pas sa place dans les dates : « Les dates importent peu, seuls les événements comptent », rajoute René Guénon.
Quittons donc le monde de la quantité, pour celui, aux reflets chatoyants, de la qualité… 

Et au lieu de lamentations sur la dégénérescence programmée dont nous parlions plus haut, pourquoi ne pas avancer d’autres formules plus constructives, comme : prises de conscience diverses, apparition d’une forme de sagesse, refus de ce qui est factice, développement de la richesse intérieure, intellectuelle, spirituelle, ou encore lucidité dans les rapports humains ? Pourquoi ne pas parler de la tranquillité qui découle de l’inanité de prouver au monde qu’on existe, ou de celle bien plus riche qui nous permet de concevoir clairement notre si naturel statut cosmique, en réponse à nos questions existentielles habituelles ?

Par contre, l’acquisition progressive de cette forme de philosophie personnelle s’accompagne, semble-t-il, d‘une remise en ordre dans les priorités : on préfèrera choisir un casse-croûte entre copains, arrosé d’un petit vin du pays, plutôt qu’une mondaine réception auprès d’une société artificielle et guindée dans sa recherche de respectabilité. On préfèrera l’inutile au pragmatique, le futile au sérieux, l’informel à la rigueur. Mais sans jamais perdre la moindre once de dignité.
Psychologiquement, les vieux peuvent traverser des périodes de tristesse ou d’angoisse en prenant trop profondément conscience du peu de temps qu’il leur reste à vivre. Qu’ils fassent donc comme les taoïstes, et privilégient l’activité de leur propre plan intellectuel, spirituel, pour lui faire prendre le dessus sur le ressenti affectif. 
Alors, dans une lucidité objective, indépendante des émotions, ils peuvent apprécier la légitimité de leur statut cosmique dont j’ai dit un mot plus haut, c’est-à-dire leur place normale, un peu magique, entre le ciel qui les recouvre et le sol qui les porte, entre le Ciel qui domine, et le Sol qui reçoit. 
Et cette prise de conscience, en apportant la sérénité, emplit d’une paix tranquille ce qu’il y a de plus transcendant en eux, sans leur faire regretter un prétendu et inaccessible bonheur, comme celui que promettent vainement la société bien-pensante, l’église, ou la psychiatrie.

En conclusion, on aurait pu tenter de répondre aux deux difficiles questions : c’est quoi la vieillesse? et c’est comment la vieillesse? en une seule phrase vague : c’est différent de la vie d’avant. Une réponse qui n’en aurait pas été une. Affirmer péremptoirement que la question ne se pose pas parce que ce n’est pas pareil, constitue une escroquerie intellectuelle, en effet. Mais la tâche était si ingrate !
La difficulté ne serait-elle pas venue uniquement d’une erreur dans le posé de la question ? La vieillesse n’est pas qu’un état, c’est aussi une tendance. Qui devrait alors se dire “vieillissement“. Et distinguer l’état de la tendance, la vieillesse du vieillissement, nous fait entrer d’un coup dans le domaine de la métaphysique. En effet :
-       un état implique une notion de coexistence avec l’espace : je suis comme ceci ;
-       une tendance est associée au temps qui passe : peu à peu, je deviens
Bon, finalement, il est impossible d’échapper à ce fameux espace-temps, qui ne résout pas non plus la difficulté de la définition … 

Et voilà qu’une dernière question se manifeste : qu’y a-t-il après la vieillesse ?
Comme tous les événements, qui, agréables ou non, sont destinées à se terminer, la vieillesse aussi a une fin : nous ne sortirons pas vivants de cette aventure étonnante qu’aura été la courte existence qu’on nous a imposée. Petite en longueur, certes, mais peut-être a-t-elle été très large, si nous avons su y faire…

Quoi qu’il en soit, un jour viendra, où le dernier signe de notre vie sera, sur l’écran du moniteur cosmique, l’image banale et terrible du graphique devenant rectiligne, accompagné d’un très long piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii…  comme une onde porteuse qui lancera les 21 grammes* de nos restes informels dans le voyage infini et obligé de la non-vie.



*L'hypothèse de la masse de l'âme, ou théorie des 21 grammes, est émise par le médecin américain Duncan MacDougal en mars1907. Selon cette hypothèse, le corps humain aurait une âme et cette âme aurait une masse estimée à 21 grammes. Au moment de la mort, l'âme s'échapperait du corps humain, qui se retrouverait allégé de ce poids (Wikipedia).
Cette hypothèse n’est pas confirmée, mais cela m’a amusé de la citer.