le blogadoch2

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dimanche 31 juillet 2016

Sculpture, mode d'emploi...

Je poursuis la récupération de certains de mes anciens articles, disparus avec le premier blog.
Que mes lecteurs du début me pardonnent pour cette redondance programmée...



Une sculpture est le résultat d’une démarche complexe ou interviennent l’imagination, la recherche du beau, et une certaine technicité. Comme le dessin, elle réclame une bonne perception de l’espace, mais elle s’en différencie par le merveilleux accès qu’elle se donne à la troisième dimension.

Le regretté humoriste Jacques Faizant, grand amateur de vélo, qualifiait le cycliste de “piéton miraculé“. En le parodiant, on peut dire que le sculpteur est un dessinateur miraculé. Car la sculpture lui permet de créer des volumes dont le relief et les ombres vont constituer les éléments esthétiques essentiels de l’œuvre. Cependant, sa tâche sera beaucoup plus longue et délicate, car , si pour un dessin il n’y a qu’un seul point de vue, qu’un seul “profil“, ici toutes les lignes, tous les profils, toutes les “silhouettes“ doivent être plaisantes à l’œil.

Pour réaliser une sculpture, on peut utiliser toutes sortes de matériaux. Le bois, la pierre, le polyuréthane et le béton cellulaire, par exemple, sont travaillés par soustraction de matière. La terre par modelage, le plâtre par adjonction. La manipulation du métal est plus variée et plus complexe, comme nous le verrons en suivant les étapes principales de la réalisation de cette sculpture.
Voici une sculpture en cerisier :

`

 Polyuréthane :


Plâtre :



 La statuette qui nous intéresse aujourd'hui est faite de pièces de tôle de cuivre, travaillées séparément et soudées les unes aux autres, un peu comme la statue de la Liberté. Mais ici la rigidité sera suffisante sans qu’il soit besoin d’une armature intérieure. 



L’avantage de ce procédé tient dans la précision que l’on peut obtenir en travaillant le métal. On peut le tordre, le modeler, le couper, rajouter des morceaux, dessouder et recommencer si l’on n’a pas atteint le résultat espéré.
De plus, le cuivre rouge dégage une certaine “chaleur“, et il donne un peu la même impression que le bronze coulé qui lui, exige des moyens hors de la portée de l’amateur.

Ces griffonnages préparatoires ne sont qu’une partie de tous ceux, très nombreux, que j’avais faits à cette occasion :





L‘idée prenant corps, je me suis penché sur les planches anatomiques pour travailler la représentation réaliste de la musculature, car je voulais privilégier l’impression d’effort.
J’ai ensuite fait cette grossière maquette en plâtre, de la taille de l’objet à réaliser :


Il faut fabriquer les éléments constitutifs qui seront soudés entre eux. A l’aide d’un papier calque, je relève sur le modèle en plâtre, la forme d’un secteur. Le choix de la forme et de la taille des « morceaux » est libre. Dans le cas présent, je serai guidé par la forme des éminences musculaires.
Je pose le dessin sur la plaque de cuivre et repasse le contour à l’aide d’un cutter qui va laisser une marque sur le métal :



Je découpe la tôle. (Pour la photo, j’ai repassé la marque du cutter avec un feutre) :


Il faut donner à ce morceau de métal le relief voulu. Ce sera fait par martelage. Le cuivre se prête bien à cette technique, grâce à sa malléabilité, exploitée depuis toujours par les dinandiers.
Cette qualité peut être encore augmentée par la chaleur : on chauffe le cuivre au rouge, puis on le trempe dans l’eau pour le refroidir. Au contraire de l’acier, il devient plus malléable au lieu de durcir. 



Le martelage, effectué sur une enclume en creux, permettra d’obtenir le relief désiré. A condition de disposer de marteaux dont la panne est arrondie. On voit ici au fond, un marteau du commerce et deux marteaux avec un rayon de courbure plus petit, construits par mes soins. Celui qui se trouve au premier plan permet de réaliser des bossages de très petit rayon.
Compte tenu de la malléabilité du cuivre, il n’est pas nécessaire de disposer d’enclumes en métal. Des formes concaves ont été réalisées dans un billot de bois, à l’aide d’une fraise, et en fonction des nécessités. On voit ici différentes formes de creux.
Le morceau de métal, posé sur une des formes du billot est martelé à la demande. On travaille jusqu’à lui donner le relief désiré, qui s’obtient facilement. Dans une forme creuse adéquate, on pourrait, par exemple, réaliser une forme parfaitement hémisphérique, uniquement par martelage.
La pièce est essayée sur la forme en plâtre, pour voir si une retouche est nécessaire :


Lorsqu’on a obtenu le bon contour, le bon relief, on procède au soudage à l’aide du chalumeau et de la brasure adaptée.
A ce stade, le problème majeur vient de la difficulté de tenir la pièce en place pendant le soudage. Pour cela, j’utilise différents moyens : étau, pinces diverses, bricolages. J’ai reconstitué ici un montage montrant comment on peut maintenir deux pièces côte-à-côte pour permettre le soudage :


Petit à petit, la statuette est réalisée, chaque élément étant simplement soudé aux éléments voisins par points, pour permettre un démontage facile en cas de besoin. Plus tard, tous les espaces vides seront comblés par de la brasure :


Lorsque l’objet est terminé, il faut souder une tige filetée qui servira à maintenir la sculpture sur son socle à l'aide d'un écrou.
Le résultat est proche de la maquette en plâtre. Je n’ai pas continué avec les bras et la tête. On comprend maintenant pourquoi j’ai appelé cette sculpture “L’effort inachevé“.



Il ne reste plus qu’à signer…








Les hier, les maintenant, et l'éternité...


Mes premiers articles ont disparu avec mon ancien blog, autodaféisé par Overblog. J'en regrette certains, comme celui-ci, que je ne puis m'empêcher de vous resservir — surtout parce qu'il n'est pas de moi. Mais il est tellement imprévu...

Sur un forum dédié aux anciennes motos en provenance du Pays du Soleil levant, sévissent quelques poètes-philosophes.
Gérard est l'un deux. En réponse à l'un de ses écrits un tantinet mélancolique, je lui suggérais de profiter de la vie sans calcul, car comme chacun sait la vie est courte.
Mais les lecteurs de Jim Harrison, dont je suis, savent que si elle courte, elle est aussi très large.
Pas tout à fait convaincu, il m’a répondu le joli poème que voici, où se côtoient une philosophie de bon aloi et une acuité percutante des choses de la vie, dans un style à la fois majestueux et rafraîchissant.
Jugez-en plutôt :

Serait-ce un blanc-seing pour revivre un temps passé de l’insouciance, à base de motos à-peu-presques, de clopes rigolotes, de boissons désénergisantes, et de parties de plaisirs à coui….. rabattues ?
Mais était-ce heureux ?
A supposer qu’aujourd’hui nous eussions à nouveau 20 ans. En 2052, quels regrets nous nostalgiseraient ?
S’agirait-il d’inaptitude aux « maintenant ».
Hier je m’étais promis qu’aujourd’hui on serait demain et aujourd’hui est comme hier une promesse sans lendemain.
Aujourd’hui, il me reste probablement moins de demains que d’hier et j’ai raté mes hier quand ils étaient moins nombreux que mes demains parce que je n’ai jamais su faire de mes demains des aujourd’hui voire des maintenant.
Ce sont les demains que j’imagine toujours plus beaux que le aujourd’hui qui empêchent les maintenant de l’être.
Conclusion : j’ai cassé ma montre. Je ne veux plus l’heure, il me faut le temps.
Quoiqu’en y réfléchissant, je pourrais aussi être immortel, si je ne le suis déjà.
La seule infirmation de mon immortalité est la mortalité des autres. En tout cas de ceux qui sont déjà morts. Les vivants, on ne sait pas. On ne le saura jamais d’ailleurs s’ils le sont, ou à la fin de l’éternité, quand ça commence à sembler long.
Donc ainsi, j’aurais toujours plus de lendemains que de hier. Enfin, il me semble.
Y a-t-il un mathématicien dans la salle ? Parce que ça me chiffonne quand même de savoir si la veille de l’éternité il me restera toujours bien plus de lendemains que d’hier. Et si ce sera bien un jeudi.
Enfin, la vraie question que pose cette divagation inutile est la suivante : me serais-je trompé dans les proportions de mon whisky-coca ?

Revenons donc au plaisir et aux motos.
Il y a une petite trentaine d’années, un plaisir quotidien avec ma CX500*, en montant la chaussée qui arrive au boulot, consistait à prendre assez d’élan et de vitesse pour sauter des deux roues au passage du pont.

Aujourd’hui, je dépasse tout le monde sur la chaussée, l’Amigo** m’autorisant l’emprunt de la piste cyclable. Puis, ce n’est pas grave que la densité de véhicules empêche de circuler, puisqu’ils ont mis un radar fixe 50 mètres avant le pont, ce qui porterait le plaisir aux alentours de 160 roros. A ce prix-là, ça fait cher le plaisir solitaire.

Vivons, dis-tu. Tu as raison, c’est ce que nous faisons de mieux, de toute façon.
Mais quand jouirons-nous encore ?

Publié avec l'autorisation de Gérard, dit Salfepa.


* Moto Honda à moteur bicylindre en V des années 70.
**L'Amigo est un cyclomoteur Honda à 4 temps, désormais objet de collection.

"La revanche de l'essence" par l'Automobile Magazine

Diesel ou essence? Une question qui se pose à tous ceux qui sont sur le point de changer de véhicule. Ou même : électricité pour la voiture destinée à aller au boulot.
Il y a peu le diesel était paré de qualités qui lui sont refusées aujourd'hui, et son impact négatif sur l'environnement est maintenant mis en avant, au point de culpabiliser les futurs acheteurs.
Je ne puis résister à l'envie de vous faire partager ce petit article de l'Automobile Magazine, qui nous réconcilie avec l'essence, lorsqu'elle est utilisée intelligemment.
Voyez plutôt le texte intégral de l'article de Frédéric Vie. 


Gorgés de technologies dernier cri, certains petits moteurs essence de récente génération réalisent aujourd’hui des miracles en terme de sobriété, de performance et d’agrément à l’usage. Voici quelques-uns de leurs secrets.

Qu'il soit essence, diesel, hybride ou électrique, chaque type de motorisation à ses avantages et ses inconvénients…
Surcoût à l’achat, kilométrage annuel, coûts d’entretien, agrément, type d’usage envisager avec votre véhicule, niveau d’émissions polluantes, sont donc autant de variables dont il faut tenir compte lors de l’achat…

Mais comme nous l’évoquons souvent dans L’Automobile Magazine, certaines motorisations essence de dernière génération, conjuguent si bien performance et sobriété qu’elles en deviennent d’excellentes alternatives aux diesels.
Systèmes de distribution variable, suralimentation (par turbo ou compresseur), injection directe (et même bi-injection) figurent parmi les solutions miracles pour améliorer les performances énergétiques des moteurs essence. Nés sous la contrainte des normes anti-pollution de plus en plus sévères, la solution consistant à réduire la cylindrée d’un moteur et de faire appel à un turbo pour gagner en puissance (« downsizing »), fait également depuis quelques années de nombreux adeptes, tant chez les constructeurs généralistes (les 3 cylindres turbo chez Renault, PSA, Volkswagen, Audi, Fiat Ford, etc..) que chez les marques sportives (le 4 cylindres suralitmenté de la Porsche 718…).

Autre solution pour marier puissance et faible consommation : les systèmes permettant la désactivation des cylindres dans certaines conditions d’utilisation. Autrefois réservé aux grosses cylindrées (V12 Mercedes, V8 Chrysler, General Motors et Audi), l’ACT (« Active Cylinder Technology »), ce principe de « cylindrée à la demande » se révèle aussi judicieux qu’efficace pour marier agrément de conduite et sobriété. Enfin, dernière avancée technologique en date : les moteurs fonctionnant en cycle Miller « amélioré » comme le 2.0 TFSI Audi apparu sur la berline A4. Conceptualisé sous le nom du « rightsizing » (un moteur dont la cylindrée est adaptée à la catégorie du véhicule), ce 4 cylindres bi-injection au temps d’admission variable et à la pression de suralimentation augmentée fait des miracles en terme de souplesse et de rendement. Enterré un peu trop vite, le moteur essence a donc encore de beaux jours devant lui!


La Seat Ibiza fait la pige aux GTI grâce à son nouveau moteur (Photo Automobile Magazine)

Dans la plupart des situations de conduite et en particulier en ville ou à vitesse stabilisée, disposer de toute la puissance d’un moteur n’est pas nécessaire. D’autant plus que cela augmente inutilement la consommation. D’où l’intérêt du système ACT équipant le 1.4 TSI des Seat Leon et Ateca (150 ch). En désactivant deux de ses quatre cylindres lorsque l’on n’accélère pas trop fort, cet 1.4 TSI à « cylindrée variable » permet alors une économie de carburant d’environ 10%. A tout moment, comme pour exemple lors d’un dépassement imposant une franche accélération, ce moteur « 2 en 1 » peut néanmoins réactiver tous ses cylindres pour offrir toute sa puissance et son couple. Et cela de manière totalement transparente pour le conducteur, le système passant d’un mode à l’autre instantanément, en quelques millisecondes. L’ACT de Seat est très certainement l’une des solutions les plus astucieuses qui soit pour conjuguer performances et sobriété. Et comme, ce système reconnait aussi le profil de la route (via un capteur détectant l’enfoncement de la pédale d’accélérateur), il fonctionne de manière optimale en toutes circonstances.


Frédéric Vie, l'Automobile Magazine juillet 2016.
(Article d'origine vraisemblablement sponsorisé par SEAT).


lundi 4 juillet 2016

Mon livre sur une astronomie médicale antique...


Les hasards de la vie m’ont permis de rencontrer un personnage aux connaissances extraordinaires, dont j’ai déjà parlé. Il s’agit de Jacques-André Lavier, sinologue et métaphysicien. Grâce à lui, j'ai appris comment les anciens Chinois prodiguaient les soins médicaux en appliquant les lois d’une science complexe et rigoureusement construite : la médecine chinoise traditionnelle. Mais encore...


La médecine chinoise traditionnelle
Tout le monde connaît l’acupuncture, une technique de soins généralement limitée à une action symptomatique, les aiguilles étant posées sur les points en rapport avec la plainte du patient.

On sait qu’il existe aussi des méthodes destinées à réguler la circulation de l’énergie — au sens chinois du terme — dans le corps, et à agir ainsi sur le terrain pour favoriser une guérison en profondeur en évitant toute récidive. Ce qui constitue une étape thérapeutique bien plus complexe.

En outre, les Sages chinois de la proto-histoire, qui faisaient fonction de médecins, considéraient que le moment de l’intervention sur les points d’acupuncture était un facteur important dans le succès de leur action :
"Le Sage agit au bon moment, car il connaît les Lois du Ciel".

Pour mieux comprendre cette préoccupation, il nous faut faire l’effort de nous mettre à la place de l’homme de l’époque, et tenter d’adopter son mode de pensée.
En l’absence de religion, de toute notion divine, la perception qu’il avait de son statut dans l’univers, était particulière. Il se considérait tout naturellement comme un élément du cosmos, un cosmos réceptacle de sa quête du Sacré, dont il partageait l’espace et les rythmes.
Il vivait avec le soleil, qui, on le sait, favorise l’activité, comme la nuit incite au repos. Les rythmes saisonniers, qui modifiaient la nature sous ses yeux, l’obligeaient à participer de près à leur déroulement, ne serait-ce que pour les plantations et les récoltes.
Les phases de la lune, régulièrement répétées, semblaient elles aussi devoir être respectées.
Enfin, il n’avait aucune inquiétude particulière à propos de sa “finitude“, sachant qu’après sa mort, devenu lui-même “poussière“, il retournerait matériellement à la Terre qui l'avait abrité et nourri.

Cette conception simple allait de soi, elle était en accord avec le mode de pensée, limité aux constats qu’il faisait de son environnement : il vivait serein dans un Monde familier.
Elle est proche de la vision que les stoïciens défendirent jusqu’à l’apparition du christianisme.

Un petit résumé pour les lecteurs pressés

Ainsi donc, habitants naturels de l’espace cosmique, les proto-chinois comme bien d’autres, savaient qu’ils partageaient aussi les rythmes de l’univers. Il était normal de s’y conformer pour rester psychologiquement, métaphysiquement, et bien sûr biologiquement, en harmonie avec le cosmos qui les abritait.

D’où leur préoccupation d’agir dans la vie courante en fonction des passages des corps sidéraux, qui leur indiquait non seulement, l’heure, mais la lunaison. Les astronomes développèrent l’étude d’autres astres qu’ils avaient jugés aptes à indiquer la saison.


Une science du Ciel…
C’est ainsi que naquit une curieuse science aux applications comportementales, sociales et médicales, une science à mi-chemin entre l’astronomie et une certaine forme très particulière d’astrologie.

J’ai utilisé dans le titre, la formule “astronomie médicale“ bien qu’elle ne soit pas tout-à-fait exacte. En Chinois, on dirait tienn wenn, termes qu’on ne peut traduire que par un concept (comme tous les idéogrammes chinois). Voici comment les anciens Chinois l’écrivaient, avant qu’on leur impose l’utilisation du pinceau :
 




Le caractère du haut montre un homme qui tente d’atteindre le ciel, alors que celui du bas représente la voûte céleste de l’endroit (le petit trait médian indique la qualification du lieu par la présence de l’homme). On voit que la voûte céleste de l’endroit (appelée firmament), envoie des influx vers le bas. Ces influx se croisent pour des raisons qu’il serait trop long d’expliquer ici.

Ce qui peut se traduire par : le firmament de l'homme tourné vers le Ciel, ou encore: les influx à destination de l'homme, en provenance de son firmament.
Ce caractère ne peut trouver en guise d'équivalent dans notre langage, qu'une métaphore de cet ordre. Le mot astrologie ne peut le traduire, car les astrologues se préoccupent généralement peu de la Tradition, et pas du tout de l'observation des astres, deux importants paramètres que les Chinois n'avaient jamais négligés. L'astronomie, quant à elle, totalement étrangère aux notions traditionnelles, étudie bien le ciel, mais elle ne voit qu'un ciel sans l'homme, un ciel physique, indépendant et stérile, alors que :
"…le Ciel existe avec moi : je suis, et je suis entouré du Ciel", dit le proto-Chinois.

Jacques-André Lavier, l’inventeur (au sens archéologique du terme) de cette science, l’a nommée “uranologie chinoise“, reprenant un vieux mot de la langue française, du grec ouranos, ciel.


Mon livre “Les Ciels de l’Homme“
Après avoir découvert, déchiffré, apprécié, digéré, ces étonnantes informations venues du bout du Monde et du fond des temps, je n’ai eu de cesse, de les faire connaître à mon tour.
Après une première publication en 1994, j’ai procédé en 2015 à une ré-édition de cet ouvrage que j’avais intitulé “Les Ciels de l’Homme“, pour laisser entendre que cette science n’est pas limitée au cadre médical, car elle permet une réflexion constructive sur le statut métaphysique de l’Homme de toujours.

Après la disparition du regretté Jacques-André Lavier, et l’épuisement de l’édition de son ouvrage “Uranologie chinoise“, j’ai réalisé que le contenu de mon ouvrage avait pris une importance non négligeable dans la transmission de la connaissance.
Ma communication sur ce sujet, en 2014 au forum de Kunming (province du Yunnan), fut accueillie très chaleureusement par les intellectuels chinois qui redécouvraient un pan entier de leur civilisation antique, et de leur médecine traditionnelle.

Dans notre environnement occidental, la lecture de cet ouvrage peut répondre aux questionnements justifiés de l’homme moderne sur ces sciences anciennes très souvent mal rapportées par leurs auteurs généralement non-sinologues, souvent incompétents ou mal informés. Je décris clairement la place de l'uranologie dans la médecine chinoise, elle-même expliquée en détail.

Je parle des corollaires qui ont été développés par Jacques-André Lavier concernant en particulier notre thème de naissance (qu’il appelle “programme intellectuel“). Le livre donne la formule pour l’établir de façon précise, à partir de l’heure et du lieu de naissance.
Dans un domaine plus large, d’autres conclusions, d’ordre social ou psychologique peuvent être tirées de cette étude, encore de nos jours.

Un ouvrage unique sur un sujet peu commun, dans une langue claire et facile. Le seul disponible aujourd’hui sur cette matière*.


*Disponible uniquement ici. Voir aussi le communiqué dans la colonne de droite.



dimanche 12 juin 2016

Un échec annoncé...


Je vous avais promis un article sur les… légèretés des pouvoirs publics français. En guise d’exemple, je vous propose de nous pencher ensemble sur une aventure gigantesque, censée nous libérer de la plupart des problèmes énergétiques : le projet ITER .

Nous allons voir comment les décisions qui le concernent ont été prises en occultant volontairement les difficultés techniques annoncées par les scientifiques.

Au lieu de mettre le soleil et son énergie en bouteille à notre disposition, comme le promettaient les partisans de cette technique, il s’agit en fait d’une expérimentation audacieuse, aux dangers volontairement ignorés, mais qui constitue, selon les spécialistes, un projet aléatoire, extrêmement risqué pour les personnes et l’environnement.

Secondairement, si l’on peut dire, nos dépenses seront incommensurables, et les éventuels résultats repoussés à une date indéterminée.



Voici l’histoire d’un échec annoncé…



De quoi s’agit-il ?
“Le procédé ITER (en anglais : International Thermonuclear Experimental Reactor, en français : “réacteur thermonucléaire expérimental international“) est un réacteur de recherche civil à fusion nucléaire de type tokamak. Le projet de recherche s'inscrit dans une démarche à long terme visant à l'industrialisation de la fusion nucléaire.
Le projet ITER est sujet à de nombreuses controverses concernant le budget du projet, passé de 5 à 16 milliards d'euros, ainsi que son utilité, sa dangerosité et ses effets sur l'environnement“. (Wikipedia).

Ce procédé est prévu pour être fonctionnel dans… un certain nombre d’années. On a parlé de 2026, puis de dates bien plus lointaines par la suite, suggérant parfois une rentabilité reportée aux années 2080 !

Le site
Pratiquement, le site de Cadarache aura une implantation non négligeable (180 ha). Il comprendra le bâtiment principal tokamak en béton armé de 3 m d’épaisseur, long de 120 m, et pesant 400 000 tonnes.
Les constructions annexes sont presque aussi importantes puisque le bâtiment d’assemblage par exemple, mesurera près de 100 m pour une hauteur de 60 m.
“Le bâtiment administratif contient des bureaux pour 800 personnes ainsi que des salles de conférence, de réunion, un restaurant, une bibliothèque, un auditorium et une salle de réalité. Le siège d'ITER est en contrebas de la plateforme et il est en forme d'aile. Il a été achevé en 2012 mais une extension a été réalisée en 2014“.  (Wikipedia).

Les imprudences
Les risques sont nombreux, et ne semblent pas avoir été évalués à leur juste niveau. Ils sont de plusieurs sortes :
- des risques imprévus dits de disruption au niveau du plasma instable utilisé, qui peut être sujet à des véritables coups de foudre intérieurs, très destructeurs, que l’on peut rapprocher des éruptions solaires (Jean-Pierre Petit).
À leur sujet, le professeur Wurden de Princetown affirme : Il faut avant tout régler le problème des disruptions.
Le chercheur Thornton : Les disruptions seront la cause de dommages sévères sur les futurs tokamaks (dont ITER est le chef de file). Sur des "tokamaks de puissance" (à l'échelle de machine susceptibles de produire plus d'un millier de mégawatts électriques) un tel phénomène serait simplement catastrophique.

- d’autres risques sont révélés par les chercheurs, qui sont liés à l’éventuelle dispersion de produits nocifs dans l’atmosphère :
“Le tritium est un élément radioactif de période courte, mais son danger vient du fait que lorsqu'il est libéré accidentellement, il s'insinue partout, ce qui crée un risque d'accident du travail grave. Sous forme organiquement liée (OBT), le tritium dans l'environnement semble plus radiotoxique qu'on ne l'avait initialement estimé. Selon l'ASN, dans un avenir proche, « (...) l’installation de fusion ITER devrai(en)t conduire, dans les années qui viennent, à une augmentation des rejets de tritium. Or, les impacts du tritium dans l'environnement sont discutés, réputés peu importants pour l'eau tritiée, mais ils pourraient être réévalués, au moins pour la forme organiquement liée du tritium (dite TOL ou OBT)“ (Wikipedia).
Cependant, le risque du tritium semble minoré par le fait qu’il n’existe dans l’appareil qu’à très faible quantité et sous une pression faible.
Le lithium nécessaire également, est un produit particulièrement dangereux lorsqu’il entre en contact avec de l’eau.

Le célèbre chercheur Jen-Pierre Petit s’est élevé avec une grande énergie contre l’immaturité du projet ITER, mais il a été injustement critiqué par le Commissariat à l’Ènergie Atomique, sans jamais pouvoir rencontrer aucun de ses détracteurs aussi aveugles qu’ignorants, réfugiés derrière un annonymat de convenance.
Dans le journal L’Expansion, il a mis fortement en doute la durée de vie du projet ITER.
- Plus généralement, il regrette la précipitation des décideurs, qui en plus des imprudences signalées plus haut ont sacrifié une bonne surface de nature vierge, et un budget considérable, à une cause perdue d’avance. C’est là, dit-il que réside le dernier risque : celui de l’échec.

Les illogismes
“Un sérieux problème se pose pour la conservation du plasma qui a tendance à se polluer et à refroidir, ce qui provoquera l’étouffement de la chaudière. Pour le moment, les réactions de fusion n’ont pu être maintenues que quelques secondes. Le but d’ITER est d’en réaliser pendant plusieurs minutes. Mais personne n’a pour le moment prévu de négocier ce problème d’extinction de la chaudière sauf en invoquant « le facteur d’échelle ». Le pertes radiatives étant d’autant plus faibles que la machine est grosse, si on obtient x minutes de fusion dans ITER il suffira alors de construire un « Super ITER» beaucoup plus gros donc beaucoup plus coûteux.
Un autre problème consiste en la réalisation des parois du tokamak. Il se pose encore le problème posé par les neutrons rapides que l’on ne sait pas manipuler aujourd’hui. De plus, beaucoup de scientifiques mettent en doute la capacité des bobinages supraconducteurs utilisés pour le confinement magnétique du plasma, qui sont extraordinairement fragiles et incapables de résister à des flux de neutrons rapides comparables à une bombe H pendant toute la durée de vie d’un tel réacteur (10 à 20 ans), ce qui imposerait des remplacements prématurés et produirait une quantité beaucoup plus importante de déchets.
Beaucoup de scientifiques (dont certains sont pourtant favorables à l’énergie nucléaire) estiment donc que la construction d’ITER est prématurée alors que des «verrous technologiques» n’ont pas encore été levés.
Le physicien Sébastien Balibar de l’Ecole Normale Supérieure résume bien la situation actuelle :
« On nous annonce que l’on va mettre le Soleil est boite. La formule est jolie. Le problème c’est que l’on ne sait pas fabriquer la boite. » (Marc Morin).

Le prix Nobel de physique japonais Masatoshi Koshiba exprime des réserves au vu des problèmes posés par les neutrons rapides :
« dans ITER, la réaction de fusion produit des neutrons de grande énergie, de 14 MeV, niveau jamais atteint encore. […] Si les scientifiques ont déjà fait l'expérience de la manipulation de neutrons de faible énergie, ces neutrons de 14 MeV sont tout à fait nouveaux et personne à l'heure actuelle ne sait comment les manipuler (...) S'ils doivent remplacer les absorbeurs tous les six mois, cela entraînera un arrêt des opérations qui se traduira en un surcoût de l'énergie ».
“Par ailleurs, les bobines supraconductrices générant le champ magnétique du tokamak pourront-elles résister au flux de neutrons émis par le cœur du réacteur ? Ainsi Pierre-Gilles de Gennes affirmait : « Connaissant assez bien les métaux supraconducteurs, je sais qu’ils sont extraordinairement fragiles. Alors, croire que des bobinages supraconducteurs servant à confiner le plasma, soumis à des flux de neutrons rapides comparables à une bombe H, auront la capacité de résister pendant toute la durée de vie d’un tel réacteur (dix à vingt ans), me paraît fou.“ (Wikipedia)

Le bilan
Bien attristant. Nous ne pouvons que constater le comportement irréfléchi des responsables (CEA), celui intéressé des collectivités locales (plus de 1000 emplois), la démobilisation, ou plutôt la tenue à l’écart des scientifiques les mieux avertis, assister à la destruction d’un site naturel, la mise en place de machines dangereuses, l’investissement de sommes inimaginables, tout ceci pour un éventuel résultat dans un nombre indéfini de décennies…

Ces risques humains et financiers sont-ils bien raisonnables lorsqu’un tel échec semble inévitable ?


Sources : Wikipedia, Jean-Pierre Petit, Marc Morin.

Notes :
1.- Dans un autre domaine, il semble bien que les travaux titanesques (des puits de 1500 m de profondeur, dit-on) menés depuis des années au fameux Plateau d’Albion, soient tout bonnement  abandonnés.
2.- Pour de plus amples renseignements sur ITER, consulter le site Wikipedia, et Google.
3.- Pour sa part, le scientifique Jean-Pierre Petit s’exprime longuement sur la légèreté des promoteurs du projet ITER dans plusieurs documents. Mais avant tout, il est bon de faire connaissance avec le principe de fonctionnement de ITER, qu’il explique magistralement ici :
« ITER, réalité d’un projet nucléaire 1/5 », une vidéo de 25 minutes, à l’adresse ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=Fi_uurHZY-g

On peut continuer avec les vidéos :
ITER Mythes et Réalités d'un projet nucléaire 1/5 - 
 ITER Mythes et Réalités 2/5 : instabilités dans les plasmas - 
 ITER Mythes et Réalités 3/5: un réacteur instable - 
 ITER Mythes et Réalités 4/5: un réacteur TRÈS instable ! -

Autre document (écrit), de Jean-Pierre Petit, sur Google :
https://www.jppetit.org/NUCLEAIRE/ITER/ITER_fusion_non_controlee/Chronique_faillite_annoncee_long.pdf


lundi 23 mai 2016

Bientôt sur votre écran...

Oui, bientôt quelques articles variés...

On parlera de pays étrangers parfois étranges, et de bizarreries (est-ce bien le mot?) bien françaises, mais qui ne prêtent guère à la plaisanterie.

Je vous présenterai la 2ème édition de mon livre sur l'astronomie médicale chinoise, qui vient de sortir.
Ecrit d'après les travaux de Jacques André Lavier, il constitue un petit événement à mon niveau, car il est sans doute le seul livre au Monde disponible aujourd'hui sur le sujet.
Les Chinois n'en savent pas le premier mot.

A bientôt !
D.C.O.