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dimanche 8 août 2021

Une leçon de la Tradition

 

Ou comment, grâce à la médecine chinoise antique, comprendre ma formule :

"La sérénité est le bonheur de l'Esprit, obtenu par la satiété de l'intellect"


 

La période que nous traversons représente pour tous, un ou plusieurs défis obligés, qui s’accompagnent de dérangements, d’inconvénients sur le plan matériel, et surtout d’inquiétude. Il en résulte évidemment un sentiment de mal-être, sinon d’angoisse.

Cependant, ces réactions — bien légitimes — devant la situation particulière que le destin nous impose, devraient, "normalement", ne pas trop perturber notre pensée, ni nous amener à pleurer notre petit bonheur de tous les jours, pour l’instant occulté.

Voyons comment, en tant que "médecin chinois" — mais pour une fois praticien et patient en même temps — nous pouvons nous livrer à une réflexion positive sur un problème de ce type. Et collationner au passage quelques bribes de connaissance, par la même occasion.

Nota :

Il est bien entendu que lorsque nous utilisons le mot Tradition, c'est avec sa connotation originelle, indiquant une science primordiale, connue dans toutes les civilisations, à l'origine des sous-traditions et des religions, entre autres. Il ne s'agit pas de folklore ou de "choses anciennes à l'image du passé" !

 

État des lieux

Nous sommes troublés, inquiets devant le mal qui menace, et psychologiquement déstabilisés par les contraintes édictées, et par la privation partielle de notre liberté. Nos rapports avec les autres sont tendus, et parfois même agressifs et conflictuels. On a cité le cas d'un homme qui en a abattu un autre qui ne portait pas le masque !

Nous subissons aussi, contre notre gré, une orientation forcée de la pensée, qui rappelle le lavage de cerveau. Nous devons nous conduire de la façon décidée par les hommes de pouvoir, qui semblent pourtant manquer de l'autorité respectable nécessaire pour nous l’imposer avec justesse, et avec justice. Des décrets contradictoires, basés parfois sur le mensonge, d'autres fois sur la méconnaissance ou l'incapacité, des interdictions médicamenteuses ou des prescriptions médicales dictées par des lobbies financiers, des contraintes sociales machiavéliques sinon excessives, au but réel non avoué, une hyper-dramatisation permanente de la situation, constituent leur œuvre désordonnée… Il est normal que l'individu ait des réactions hors normes à cette situation exceptionnellement dérangeante.

 

 Réaction

Tout ceci, nous avons du mal à l’accepter, ou même le comprendre. Le résultat est que, selon le sentiment général, cela nous rend malade… La plupart du temps, cette formule n’est qu’une façon de dire son ras-le-bol. Mais d’autres fois, chez les individus les plus fragiles, le mal-être, les dérives comportementales, les troubles mentaux se multiplient. Il arrive que cette tristesse, ajoutée à la raréfaction des visites de proches, fasse mourir les plus dépendants, les plus âgés, les plus fragiles. Et pour certains, est prise la décision extrême de se donner la mort, comme nous le savons. 

Quoi qu'il en soit, sans en arriver là, si notre notion du bonheur se trouve submergée par les miasmes des marécages nauséabonds de l’actualité et de la désinformation, ou par les contraintes et l’enfermement, réagissons ! 

 

Que faire ?

Soignons-nous ! Mais comment bien se soigner ?

Nous savons que la médecine universitaire classique propose aux plus touchés par la peur, par l'angoisse, ou par la dépression, une gamme de médications neurotropes, tranquillisantes, euphorisantes, amnésiantes, qui ne font généralement que masquer le problème par un cataplasme adoucissant, et dont on connaît malheureusement les dangers liés à une addiction facile.

Elle leur permet aussi s'ils le désirent, d'approcher les spécialistes des maladies de la psyché, qui, adossés à leur divan diabolique, se feront un devoir de ramener à la lumière du conscient des résidus de kweis[1]que nous avions prudemment et sainement enfouis au plus bas de notre inconscient. Ils le font, sans se douter des répercussions dramatiques que cette imprudente remise au jour pourrait provoquer. Réanimer dans le conscient les boues de l'inconscient équivaut à reverser le contenu des égouts dans le circuit d'eau potable, ou tenter de faire naviguer un navire la quille en l'air. Le patient ne s'en tirera pas sans conséquences, dont la plus connue est l'addiction à ces machiavéliques séances de prétendue thérapie programmée pour des années.

 

Alors, soignons-nous encore mieux !

La médecine chinoise traditionnelle propose plusieurs façons d'intervenir devant la moindre pathologie. Parmi elles, la plus haute en qualité — rarement employée par ignorance — s'adresse de façon non-matérielle, au niveau le plus noble de notre structure : l'Esprit.

Cette méthode de soin particulière laisse entendre que si notre Esprit était "en bon état", en bonne condition de fonctionnement, il devrait pouvoir, par une stimulation adéquate, s'opposer sainement aux conséquences néfastes des conjonctures morbides, comme celles d'aujourd'hui, des conjonctures qui, si notre santé (vue dans sa totalité) était parfaite, ou parfaitement équilibrée, ne devraient pas exagérer maladivement le niveau de nos émotions. 

Situé à "un étage" au-dessous de l'Esprit, notre plan affectif, très sensible, est beaucoup trop largement sollicité dans notre culture. Il a tendance à constamment déborder d'émotions, de larmes, et d'angoisse, à l'inverse de ce qu'il se passait chez les Taoïstes, qui semblaient peu enclins aux états d'âme, mais avaient par contre une grande ouverture spirituelle.

Entrée indispensable pour les énergies positives venues d'en Haut, l'Esprit doit rester ouvert, fonctionnel et actif.

 

La méthode chinoise antique

Pour ceux qui connaissent la structure métaphysique ternaire de l'Homme, comprenant depuis le haut vers le bas, :

- le plan de l'intellect ou de l'esprit, 

- celui de l'affectivité, 

- et, tout en bas, celui du soma, il apparaît comme évident que le traitement du plan moyen (celui qui gère notre humeur du moment), pourra se faire aussi par une action dynamisante du plan supérieur, pour en activer les fonctions, et par là, restaurer les échanges constructifs vers le bas, vers ce plan affectif malade, déséquilibré, car en état hyper

Un excès à ce niveau est une situation anormale, car le plan affectif doit toujours être neutre, et non pas sous l'emprise, la domination d'une émotion particulière, comme la colère, la tristesse, l'angoisse, ou même une joie excessive et pathologique. Même si l'on sait qu'il est alimenté par le Haut, il doit montrer un fonctionnement parfaitement équilibré, prêt à réagir sainement aux influx venus d'autrui[2]horizontalement. Ils sont représentés aujourd'hui par les contraintes sociales, comme celles dont nous parlions, par exemple.

Le plan supérieur, celui de l'Esprit, est fait pour nourrir positivement la totalité de notre être, en accueillant les influx naturels bénéfiques (venus d'en Haut), puis en régulant leur répartition dans toute la structure. [3] 

Notre culture occidentale, telle qu'elle se transmet depuis plusieurs siècles, a totalement négligé, sinon nié ce niveau spirituel haut placé, pourtant domaine de la Qualité la plus haute de notre pensée, spécifique au règne hominal, et surtout porte ouverte vers la transcendance[4]

Lui redonner son rôle et donc son efficacité, ne peut être que bénéfique pour la totalité de l'être. 

La médecine chinoise antique considère le soin de l’Esprit comme la méthode thérapeutique la plus importante, et la plus qualifiée.

Cette formule dite ainsi, est l'une des traductions possibles du chinois. Il faut bien comprendre que l'écriture chinoise n'est pas la réplique écrite de la parole : c'est une métaphore exprimée par le dessin d'un caractère, qu'ici on pourrait peut-être aussi bien traduire par : nourrir l'Esprit, ou le plan supérieur, ouvrir le conscientou encore activer le "Ciel" de l'homme (son niveau le plus Qualifié)... 

Nous savons aussi, avec les Taoïstes, qui le connaissaient bien, que l'Esprit n'est pas le lieu du bonheur. Et que, si par hasard il devait devenir l’objet d’une thérapie, il ne pourrait être — compte tenu de sa nature — exhaustivement soigné que par des moyens bien plus subtils que les médicaments, l'acupuncture, ou même l'entretien psychiatrique. Une structure au fonctionnement "subtil" ne peut légitimement réagir qu'à des procédés d'ordre non-rationnel, évidemment, mais d'un autre ordre que celui, illégitime et traumatisant, qu'imaginent parfois les psychiatres.

Ce que nous ne savions pas, ce qu'aucun texte, aucun ouvrage sur la médecine chinoise n'explique, c'est comment les Sages taoïstes entendaient "soigner l'Esprit".

Il y a plus d’un demi-siècle, au cours d'un entretien privé que j’avais avec Jacques-André Lavier, en réponse à ma question :

— Mais que veut dire réellement la formule : "soigner l’esprit"[5]?

Il m’avait répondu :

— Cela consistait principalement à faire prendre conscience au patient du fonctionnement de la manifestation, et de la place, métaphysiquement verticale, qui y est la sienne. De l’existence naturelle autour de lui, d’un Monde ordonné et parfait, au fonctionnement duquel il participe, et dont il est aussi le reflet analogique, une image microcosmique légitime et imprescriptible. 

 

Alors, après avoir réalisé cette prise de conscience, et après que cette révélation soit devenue certitude, le patient pouvait entrer en toute légitimité dans le cadre du processus médical tel que l'avait bâti le thérapeute, c'est-à-dire tel que l'imposait la Tradition. 

Il faut donc ranimer, nourrir, réactiver ce plan supérieur, pour que, redevenu harmonieusement et normalement fonctionnel, il puisse s'ouvrir aux forces constructives venues d'en-Haut, transportées par les chens[6], sous forme de germes d'idées (d'idéogènes), dont l’Homme en pleine santé, en pleine possession de ses moyens, ne saurait se priver. 

 Alors, cette pluie bénéfique, recueillie légitimement et naturellement, va permettre, après un tri normal, de réguler favorablement les plans sous-jacents, dont le plan affectif. 


Physiologie métaphysique de l'Homme-dans-le-cosmos

Mais pouvons-nous vraiment rendre actif notre plan supérieur?

Pour chacun d'entre nous, cette remise en fonction du plan supérieur peut se faire comme le conseillait Jacques-André Lavier à notre patient, par exemple en nous élevant spirituellement vers l’en-Haut subtil et noble, pour réaliser l’importance qui nous a été accordée par la nature des choses en nous incorporant de facto dans la physiologie de l'univers, dans l’Ordre du Monde. Ce qui nous mettra en cohérence avec lui, et nous rappellera en somme, notre situation normale, hiérarchisée, c'est-à-dire notre statut métaphysique — aussi évident que notre position biologique — entre le Ciel qui nous recouvre, et le Sol qui nous porte[7].

Évidemment, nous pouvons prendre conscience de tout ceci, mais nous sommes encore loin des conditions idéales qui étaient remplies par les habitants de la Chine antique, qui se comportaient de la façon la plus respectueuse qui soit vis-à-vis des lois de la nature. Ils travaillaient le jour, dormaient pendant la période nocturne, se reposaient en hiver, se nourrissaient naturellement des produits locaux de la saison, ne se déplaçaient pas ou peu, etc.

Or il se trouve que nous travaillons et vivons autant la nuit que le jour, et nous allons, même à la saison froide, dépenser notre énergie inconsidérément "pour le sport". Nous parcourons la planète sans cesse. Nous nous nourrissons de n'importe quoi, et sommes victimes des conséquences matérielles et écologiques du progrès...

Chez les êtres de l'époque, majoritairement agriculteurs en plus, respectueux de l'exemple donné par la nature, les conditions idéales étaient remplies de facto.

 

Si nous acceptons cette conception, en prenons conscience et parvenons à suivre de plus près les injonctions que nous adresse la nature cosmique, le résultat pourrait peut-être se traduire par un afflux plus normal d'idéogènes, dont nous savons qu'ils sont capables d'équilibrer le plan supérieur, puis de ramener à la neutralité le plan moyen, en répartissant de façon optimale les forces émotionnelles[8] qui vont définir la coloration de nos sentiments. 

Alors, sans excès ni carences pathogènes, harmonieusement activé, le plan de l'affectivité retrouverait sa normalité, et pour le moins, ne traduirait pas de sentiment de mal-être. Il ne déborderait pas non plus sur le plan corporel, c'est-à-dire qu'il ne se livrerait pas à des somatisations pathogènes. Dans un cas comme celui qui nous occupe aujourd'hui, un grand pas vers la disparition des déséquilibres affectifs serait franchi.

 

Mais attention, ici, plus que jamais, il faut rester vertical et se garder d'aller fouiller dans les égouts... On aura compris que le subconscient, l'instinct, l'intuition banale, tous venant du bas, ne sont pas en odeur de sainteté dans ce discours qui concerne la santé et la protection de celui de nos étages en rapport avec le conscient et même la transcendance.

 

Discussion

Notre cartésianisme nous poursuivant comme une tare, nous en venons à nous demander si tout cela se tient, et si nous ne nous trompons pas en faisant référence à une science si lointaine dans le temps et le lieu, et en visant si haut. Ce domaine non-matériel est-il à la portée de notre pensée constructive? Est-il susceptible de nous aider à agir favorablement sur nos troubles?

En se rappelant que l'individu est un tout, et que ses trois étages loin d'être séparés les uns des autres, sont liés par des échanges continuels. Si l'Esprit est atrophié, il perturbe l'affectivité par son inefficacité, et celle-ci, victime d'un excès de morbidité, peut perturber ou détruire le soma.

Rappelons aussi au soignant, combien, dans toutes les formes de thérapeutique, la prise de consciencel’intention (domaine de intellect), ou l'empathie (domaine de affectivité), peuvent l'aider dans la démarche vers autrui. Comment, par exemple, les phénomènes non-rationnels comme les techniques de suggestion peuvent être efficaces. 

 

Conclusion

En nous inspirant des notions qui précèdent, si en tant que patient, nous prenons conscience de notre statut cosmique, et si, grâce à nos pensées averties et constructives, nous redevenons fonctionnel spirituellement, nous disposerons —  après cette remise en route de l'étage qui s'ouvre vers la transcendance — des éléments nécessaires pour parvenir à l’orée d’un équilibre plus sain. 

Nous résisterons mieux aux suggestions morbides et douloureuses que le plan affectif a tendance à exagérer plus qu'il ne le faudrait lorsque son contenu est déséquilibré par un manque d'influx en provenance du Haut, ces éléments précieux indispensables, dont la place vacante sera alors occupée par ceux venus d'en-Bas, toujours prêts à combler les vides, — et cela, bien sûr, sur un mode pathologique. 

 

Dans le cas — toujours possible, compte tenu de l'ancienneté de la science mise en œuvre — où le monde moderne et son excès de matérialisation nous auraient amputés des facultés naturelles de perception, d'analyse, de réactivité, qui étaient sans doute normalement développées chez l'Homme de la proto-Histoire, cette démarche au niveau de notre plan le plus élevé, sera peut-être sans effet. 

Mais nous serons tout de même satisfait d'avoir fait œuvre de réflexion, d'avoir appliqué les Lois sacrées, et en somme, d'avoir fait le tour des possibles.

 

Il faut savoir aussi que si nous réussissons, ce ne sera pas le pur bonheur pour autant. 

Mais encore mieux : la sérénité.


"La sérénité est le bonheur de l'Esprit, obtenu par la satiété de l'intellect".

 

(Merci à PhL de m'avoir donné l'occasion de ranimer quelque peu mon blog). 

 

 

 

 

 



[1]Dans la médecine chinoise traditionnelle, influx d'origine inférieure, censés contrôler leurs antagonistes constructifs, les chens, venus d'en Haut.

[2]Autrui est aujourd'hui représenté aussi par les médias, et leur flot d'informations dévastatrices.

[3]Pour ce qui concerne le mécanisme métabolique des énergies reçues du cosmos, voir Médecine chinoise, médecine totale, de J.-A. Lavier, ou les Ciels de l'Homme, de D.C. Ottavi, chez l'auteur.

[4]Il faut dire aussi que depuis l'avènement de l'Humanisme, le plan de l'esprit a été nié, pour ne considérer qu'un homme amputé, un homme à deux étages, répondant à une dualité âme/corps plus réductrice que glorieuse.

[5]Faut-il rappeler que cette recommandation constitue la plus qualifiée des 5 méthodes de soin préconisées par la médecine chinoise antique. Les suivantes — par ordre de qualité décroissante — sont la diététique, la pharmacopée, l'acupuncture, et la chirurgie.

[6]Voir la note de bas de page 1.

[7]Selon la formule originelle chinoise.

[8]Selon la formule de Jacques-André Lavier.

La pensée du jour

Quelques pensées plus ou moins anonymes... et un peu plus fraîches !


- La sieste est un bon moyen pour éviter le vieillissement.
Surtout quand elle a lieu au volant.

- Je n'hésite jamais  à propos du message à laisser sur un Livre d'or, j'écris toujours :
Merci pour le stylo.
D.C. O.

- Un jour je serai mort. Mais tous les jours précédents j'aurai été vivant.


- La sérénité est le bonheur de l'Esprit, obtenu par la satiété de l'intellect.
D.C. O.

- L'Homme a la plante de ses pieds plate pour se poser matériellement sur le Sol, et le crâne sphérique pour s'encastrer virtuellement dans le Ciel.
Jacques-André Lavier

- Le temps passe, c'est son métier.                                                                           Jean d'Ormesson


- C'est amusant : je suis né le jour de mon anniversaire !

- Aussi haut qu'il se monte le col, ses deux pieds reposent, comme les vôtres sur le même sol.
Michel Serres

- Dans le passé, il y avait plus de futur que maintenant.

- Vieillir est la meilleure façon de vivre longtemps.


Parlons de la notion d'ordre :

- Chez les animaux, la violence entraîne l'ordre.                                                          Michel Serres

- Si l'on se base sur  le contenu des grands principes de la Tradition primordiale, l'ordre est antérieur à l'action.                                                                                                                          D.C. O.



Mais pourquoi mettre à la corbeille à papier les précédentes maximes?


 Le général a perdu la guerre, car il sera mal enterré.
Pensée taoïste? 


Aujourd'hui, la conduite sportive est un domaine où l'on ne conte plus en mots. On compte en points.
D.C.O 


Ce n'est pas parce que notre science a des limites, que le fonctionnement de l'univers doit se plier à ces limites.
M. Graminet alias D.C. O.

Je ne crois pas en Dieu, mais il me manque.
Auteur inconnu (inconnu de moi)
           
Dieu a sagement agi en plaçant la naissance avant la mort.
Alphonse Allais 


l conduisait tellement follement que la dame du GPS a crié qu'elle voulait descendre !
Peut-être D.C.O.




Des pensées que j'aime bien citer, depuis que je suis entré dans mon hiver temporel :
- de l'écrivain américain Jim Harrison :
           "La vie est courte, mais elle est très large".
- de François Cheng, de l'Académie Française :
           "Mais il n'est pas tard; faisons quelque chose encore !" 
de Don Littleton, amateur de motos australien :
           "Je cesserai de faire de la moto le jour où j'oublierai de mettre les pieds par terre à l'arrêt".

jeudi 15 avril 2021

Le Sage et la vaccination...

Le sujet de la vaccination contre le Covid est certainement celui qui est à l'origine de la plupart des discussions aujourd'hui. Il est aussi, au cœur de chacun d'entre nous, l'objet de questionnements, d'hésitations, ou de prises de position plus ou moins définitives. Chaque famille, chaque groupe social a été, est, ou sera le lieu de joutes oratoires, généralement basées plus sur l'émotion que sur la connaissance.

Dans mon cas, les oppositions argumentaires les plus violentes que j'aie eues, furent celles qui m'opposaient à mon ami, voisin et médecin en retraite, Didier.

Voici ce que je lui écrivais en réponse à sa satisfaction devant ma décision récente de recevoir l'injection. Comme il m'avait félicité pour ma "sagesse retrouvée", j'ai voulu lui expliquer les vraies raisons de ma conduite.

Voici la lettre, in extenso, que je lui ai adressée. 


Science sans conscience

ou

 le Sage n’est pas celui qu’on suppose…

 

Cher Didier,

Il semble que tu te sois un peu avancé en estimant que mon comportement récent a été celui d’un Sage, uniquement en le comparant avec celui de quelqu'un qui choisirait l'abstention, le refus de la vaccination.

Je voudrais tenter, en toute amitié, de te démontrer que la véritable sagesse ne consiste peut-être pas uniquement en une conformité de son attitude avec le mouvement social du moment, à une adaptation intellectuelle à la pensée unique, à une obéissance aveugle au dictat officiel.

 

Prendre une décision, quelle qu’elle soit, nécessite la connaissance de son objet, et une prise de conscience claire et saine du tout ce qui le concerne. Dans mon discours, les éléments de la réflexion vont par trois, et l'action est le résultat d’un processus élaboré :

- qui débute par l’information, les constats, l’examen, enfin, tout ce qui peut renseigner. 

- La deuxième tâche sera consacrée aux conclusions, aux réflexions permettant une claire évaluation, et une utilisation raisonnée des paramètres de l’affaire. C’est une sorte de prise de conscience de l’ensemble, qui résulte du traitement de l’information et qui aboutira à une conclusion : c’est faisable ou non.

- C’est alors, et alors seulement, que la décision pourra être prise, et là, vraiment en toute sérénité…


Ainsi, les trois éléments : information, réflexion, et décision, sont indispensables pour se sentir en adéquation avec le problème posé.

 

Connaissant maintenant le mécanisme de ma réflexion, tu peux mieux comprendre ce que fut la coloration de mes pensées, et mon hésitation, devant :

- une information incomplète et l'absence de recul scientifique sur ces produits;

- une campagne orchestrée par un pouvoir beaucoup trop enclin au mensonge, à la contre-information, au lavage de cerveaux, et très doué pour l’entretien d’une confusion désagréable et d’une dramatisation extrême ;

- un black-out sur les effets secondaires de ces produits, promus au rang de solution miracle, alors que les labos fournisseurs ont déjà refusé toute responsabilité éventuelle;

- la très faible létalité de la maladie. 

Encore qu’il faille tenir compte du pourcentage plus élevé chez les vieillards — dont je suis.

 

C’est d’ailleurs ce dernier constat qui m’a décidé, accompagné de la préoccupation de ne pas avoir à subir de reproches de la part de mes commensaux, si mon attitude pouvait d’une certaine façon leur porter préjudice.

 

Il n’y a rien de sage dans ma décision. Au contraire, je regrette de m’être senti contraint de faire ce saut dans l’inconnu sans avoir en mains toutes les informations parce que c’est « ce qui se fait », et non pas parce que j'avais pris la décision de le faire en toute CONNAISSANCE.

 

Science sans conscience, ce thème mille fois présenté comme le sujet idéal au baccalauréat, n’a pas fini de faire couler de l’encre, et de faire danser les doigts sur les claviers.

Procéder à quelque accomplissement que ce soit dans l’ignorance, n’est pas confortable. Pour moi, cela ne m’était pas possible jusqu’à aujourd’hui. 

Et je ne me sens pas mieux maintenant.

Je ne pense pas qu’avoir franchi ce mur intellectuel m’ait donné un accès à quelque forme de sagesse que ce soit. Pas plus que de protection contre la maladie, d’ailleurs.

 

Les lois de la société ne sont pas de celles qui laissent facilement la place à la décision de l’individu, il faut accepter ce fait. Mais il est dommage que ce soit au détriment de sa pensée qu’on aurait aimée logique, et de sa dignité qu’on aurait voulu garder intacte. 

 

Voilà, c’était juste de l’information…

Avec toutes amitiés, et mes remerciements pour ton implication*, 

D. 

 

*Le destin aura quand même le dernier mot...

 



samedi 27 mars 2021

Les Oiseaux et le Covid...







 
On se souvient que dans ce film, la planète étant épuisée,
on se nourrit de biscuits faits avec les restes humains...

 

lundi 7 décembre 2020

La Tradition en question(s)...

 En écrivant cette note à l'intention des praticiens spécialisés en médecine chinoise, j'ai réalisé qu'elle pouvait peut-être intéresser ceux de mes lecteurs curieux de ce qui est à la fois ancien et mystérieux, comme l'est la Tradition, cette notion universelle et imprescriptible, et cependant  si mal connue. C'est pourquoi, après en avoir adapté la forme,  je les invite à partager mes réflexions sur le sujet.

  

Le fait de porter de l'intérêt à une discipline antique s'accompagne la plupart du temps de l'obligation de "connaître" la tradition dont elle est issue, la véritable Tradition, avec un T majuscule, et non pas les avatars que l'on propose habituellement sous son nom, comme le folklore, les coutumes, les choses du passé, ou de la liturgie.

Ce mode de pensée primordial est si ancien que son origine est impossible à dater, et son exégèse très difficile pour diverses raisons.

Il semblerait aujourd'hui, que l'abord  de la Tradition n'est plus ce qu'il était.

 

Difficulté d'aborder la notion de Tradition

Il est important de déjà noter combien un discours sur ce sujet est difficile. Et ceci, pour plusieurs raisons.

- La définition de la Tradition n'est pas aisée, et elle varie avec les auteurs. C'est une notion peu compatible avec notre mode de pensée, plus conditionné par le matérialisme et la science, et par ce que nos sens constatent, que par la métaphysique et la spiritualité. 

- Elle concerne des notions difficiles à appréhender, difficiles à citer et à faire comprendre. C'est pourquoi son usage ou son exégèse ont imposé l'usage de nombreux symboles, et des avatars de ceux-ci, pour la rendre plus facilement comprise, et aussi pour que l'Homme puisse mieux en concevoir l'autorité à l'occasionde ses réflexions, de ses actes, de ses constructions intellectuelles ou même matérielles[1].

- Même son étymologie prête au doute : le mot tradition, viendrait du mot latin traditio, qui fait allusion, non pas à une notion figée, mais à un concept en permanent transfert, car il veut dire transmission

- Accorder une telle importance au transfert à d'autres, d'un thème, en ne lui donnant pas d'autre nom que celui de cette transmission, explique et justifie l'importance qu'on accorde à cette dernière, qui concerne ici un fait de qualité : le transfert de la Connaissance.

- Enfin, et c'est ce qui semble aujourd'hui un critère plutôt gênant : on apprend que cette transmission ne se faisait qu'oralement. Comme le signale Jacques-André Lavier[2]:

"La Tradition, science de nos ancêtres, est un système de pensée universel qui obéit à des principes primordiaux. Bien que généralement transmise oralement pour diverses raisons, ajoute-t-il, elle n'est pas sujette aux changements, compte tenu de ses bases pérennes et indiscutables“

 

Il n'est pas inutile de s'attarder sur ce point, et d'en chercher "les diverses raisons".

 

La transmission orale de la Tradition : une pensée émise

La transmission, le transfert à autrui du contenu de ces concepts d'ordre métaphysique, fut, semble-t-il, la préoccupation constante des Sages des temps anciens, comme nous l'avons laissé entendre. Sans doute parce qu'après avoir constaté que l'Ordre du Monde était parfait, il fallait le faire savoir aux Hommes et à leurs descendants, pour qu'ils s'y conforment de la manière la plus précise qui soit ; ceci pour rendre leurs tâches légitimement conformes[3], et ainsi assurer leur sécurité, leur santé, et même leur finitude.

Mais pourquoi limiter les moyens de cette transmission à l'oralité, et à elle seule? Pourquoi ne pas avoir systématiquement couché cette connaissance, sur le parchemin, sur l'os plat, ou sur quelque autre matériau ?

Peut-être que, dans le contexte de l'époque (quelle qu'en soit la date), une qualité particulièrement prestigieuse, que nous ignorons, ou que nous ne percevons plus, était accordée à la parole — expression première, donc la plus pure, de la pensée — émise grâce au souffle, ce mot dans la connotation duquel on devine un caractère de transcendance[4].

On peut penser alors que, vis-à-vis d'une pensée émise sans aucun autre moyen intermédiaire que la parole, l'écriture devait être accusée d'abaisser le contenu originel de la parole — ici, de la Connaissance — vers la matérialité de la plume du scribe ou du burin du graveur. Ce qui était certainement considéré comme une interprétation péjorative, une approximation, et sans doute une possible trahison par entropie.

 

Notre position aujourd’hui

Nous nous doutions que le déroulement du Temps, les événements de l'Histoire, la course folle des hommes vers la matérialité— cette solidification guénonienne — nous avaient éloignés de l'accès à la Tradition. 

"Les Temps n'y sont plus", comme l'on dit dans la rue.

 

Alors, après avoir exprimé ce que nous devinions de noble dans l'oralité et sa supposée magie, que devons-nous penser de l'usage immodéré que nous faisons de données écrites avec des machines, de la multiplicité des moyens techniques utilisés pour l'enregistrement ou la communication, qu'ils soient audio- ou numériques — et issus d'autres machines, plus diaboliques encore ?

On peut légitimement se demander ce qu'il reste de ce souffle subtil et transcendant de l'orateur antique, dans un ordinateur, un e-mail, une clé USB, ou un CD...

Peut-être tenons-nous là la raison de notre aveuglement, de notre ignorance, et de notre difficulté d'accès à cette notion spirituelle : nous avons détruit certains liens précieux qui permettaient la transmission de — ou tout simplement la référence à —  la Tradition par la grâce d'une ritualité basée sur la cohérence, des liens qui avaient pour résultat une efficience naturellement et légitimement attendue. 

En rompant la chaîne sacrée des exigences du processus traditionnel, nous avons perdu une bataille sur le chemin de la Connaissance.

Cependant — car la vie, et la pensée avec elle, doivent perdurer — après avoir pris conscience du fait que, le destin de cette fin de cycle nous ayant privé d'une partie des moyens qui nous auraient permis de mieux Connaître, et de nous approcher un peu plus des secrets du Monde, nous pouvons, dans une lucidité retrouvée et une conscience claire, tenter de faire pour le mieux, dans ce Temps qui est le nôtre, avec les moyens qu'il nous impose.

La Tradition n'est peut-être pas tout-à-fait perdue.

 

 

P. S.- Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, il reste encore et toujours l'œuvre de René Guénon, qui, a près de 100 ans, n'a pas pris une ride :

Le règne de la quantité et les signes des temps;

La crise du monde moderne; 

Etc.


Voir aussi mon article  : https://leblogadoch2.blogspot.com/2017/09/rene-guenon-pour-les-nuls.html

 

 

 



[1]Référence est faite ici aux œuvres des Compagnons, qui étaient initiés, et donc connaissaient les Principes.

[2]Chercheur autodidacte, sinologue, métaphysicien, qui a restauré de façon magistrale la médecine chinoise traditionnelle.

[3]Comme par exemple d'harmoniser leurs travaux agricoles avec les saisons, elles-mêmes décidées par le Ciel.

[4]De là à la nommer Verbe— en lui accordant des pouvoirs qui nous paraissent irrationnels, mais qui étaient sans doute réellement perçus à ce moment-là de l'histoire de l'Homme — il n'y a qu'un pas, qui sera franchi plus tard.

 

jeudi 26 novembre 2020

Comment gagner beaucoup d'argent quand on est très riche

 Bien que ne comprenant que très peu de choses au monde des chiffres, je tiens à vous faire partager mes réflexions sur cette information dont chacun peut prendre connaissance en fouillant un peu dans les nouvelles du moment.

 

Il existe, comme vous le savez, dans le monde, des sociétés, des groupes financiers, des holdings, des trusts, extrêmement riches. On peut espérer qu'ils sont arrivés à ce stade par un travail de tous les instants, une application constructive de leurs membres, le développement de bonnes idées de base, et d'autres facteurs positifs et fort honorables. 

Mais rien n'est moins sûr.

 

Leur belle évolution leur a donné de la puissance sur le plan commercial, et leur a permis de créer des structures secondaires, de rassembler un réseau de correspondants, d'experts, de chercheurs, de conseillers, dans de nombreux pays. Et aussi de se rendre maîtres de quelques organismes de presse, de revues professionnelles à la réputation exemplaire en apparence, de tutoyer les hommes de pouvoir dans les différents pays, d'avoir à leur botte les responsables des différents services officiels.

Maintenant, armés et expérimentés, ils vont utiliser tous les moyens à leur disposition pour gagner encore plus d'argent, devenir encore plus puissants.

 

Intéressons-nous à l'un de ces groupes, qui s'occupe de fabriquer des médicaments, et de les vendre au monde entier. Disposant de tous les éléments que j'ai cités, il peut remplir ces deux fonctions sans coup férir, en étant par-dessus le marché, sûr de s'enrichir encore plus.

Et dans le fond, c'est bien normal de gagner sa vie en aidant les médecins à soigner les gens!

 

Mais si vous êtes comme moi, naïf et innocent, vous objecterez peut-être, après mûre réflexion :

— Oui, mais si le médicament est inefficace, ou dangereux, ils auront perdu du temps et de l'argent à le fabriquer pour rien?

Là n'est pas la question. Voici ce qu'ils vous répondraient si vous leur exposiez l'argument :

— Aucune importance! Nous le vendrons et même très cher, car nous avons les moyens de faire croire qu'il est efficace.

— Mais un jour on s'apercevra bien qu'il est inefficace et on n'en voudra plus !

— Pas grave, car nous aurons déjà gagné beaucoup d'argent en le vendant, et en jouant avec sa cote sur les marchés boursiers.

— Ah? Mais vos actions vont chuter dès qu'on saura !

— Ça ne fait rien, elles chuteront peut-être, mais pas d'un seul coup : elles décriront une courbe irrégulière, en escalier, très avantageuse pour nous.

 

Bien sûr, lorsqu'on est un peu au courant de la façon de remplir son portefeuille boursier, on sait que le meilleur moyen pour cela est de suivre de près les évolutions de la côte du produit.

Le bon rendement sera obtenu dans le cas d'une évolution en dents de scie de la courbe, ce qui permet d'acheter au plus bas et de vendre dès que la cote remonte. Et si cela se reproduit sans cesse, les petits bénéfices récoltés à chaque mouvement deviennent considérables, par incrémentation.

 

— Oui, mais, direz-vous à juste titre, comment savez-vous quand la côte va descendre ou monter, puisque je crois comprendre que tout le secret est dans une petite avance sur les réactions du marché?

— Oh, c'est facile ! C'est nous qui orchestrerons ces variations en publiant dans les médias (qui sont soumises à nos ordres) de fausses nouvelles, en laissant passer les vraies parfois. Nous payons des chercheurs peu regardants pour qu'ils publient des conclusions erronées dans les revues médicales les plus célèbres (qui nous appartiennent), pour qu'ils en disent du bien. Et ensuite nous feindrons d'accepter nous être trompés.

— Et ça fonctionne ?

— Oui, car nous avons de gros arguments financiers, nous disposons aussi d'alliés à notre cause dans les plus grandes instances médicales décisionnelles du monde. Nous seront totalement maîtres du jeu.

Et nous gagnerons 100 fois plus avec les jeux de bourse qu'avec la vente du produit dont nous savons bien sûr qu'il ne sert à rien.

— Et les malades, qui n'ont pas été soignés, et qui en plus ont couru un danger ?

— ... excusez-moi, on m'appelle sur une autre ligne.

 

Pour illustrer mes propos, voici la courbe très typique de la valeur des actions concernant un produit qui aura permis l'enrichissement d'un laboratoire mondialement célèbre*, et la mort de malades confiants dans le système, mais ignorants de ses dérives mafieuses.



Source  : IHU Marseille

Nous vivons une époque merveilleuse ! 



*On a cité le chiffre de 200 milliards de gains en bourse, et un marché voyou avec la communauté européenne de 1,2 milliards, pour la livraison du Remdesivir, dont personne ne sait quoi en faire. Les médecins reçoivent depuis une publicité les encourageant à utiliser ce machin, gratuitement (!). 




Signalons que cette note est accompagnée d'un avertissement signalant les dangers du produit.

On croit cauchemarder.


Le même mécanisme est en cours avec un prétendu vaccin, "mis au point " en quelques semaines. Le délai habituel pour un vaccin utile est de 5 ans.

Curieux quand même de chercher un vaccin (qui, comme ses semblables, aura forcément un effet iatrogène sur certains individus), un vaccin pour lutter contre une maladie dont la mortalité est de moins de 1% des personnes atteintes.


D'intéressantes informations sur cette affaire — politico-commerciale, mais non scientifique et non médicale — sont données dans la vidéo suivante, à partir de la minute 15 environ.

Le reste n'est pas moins intéressant mais sort du cadre de cet article.


Oups! Je rectifie :

À partir de la minute 15 on parle de la campagne anti-hydroxychloroquine (déjà scandaleuse).

C'est à 18' que le sujet Remdesivir et ses dangers sont abordés.