le blogadoch2

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jeudi 15 avril 2021

Le Sage et la vaccination...

Le sujet de la vaccination contre le Covid est certainement celui qui est à l'origine de la plupart des discussions aujourd'hui. Il est aussi, au cœur de chacun d'entre nous, l'objet de questionnements, d'hésitations, ou de prises de position plus ou moins définitives. Chaque famille, chaque groupe social a été, est, ou sera le lieu de joutes oratoires, généralement basées plus sur l'émotion que sur la connaissance.

Dans mon cas, les oppositions argumentaires les plus violentes que j'aie eues, furent celles qui m'opposaient à mon ami, voisin et médecin en retraite, Didier.

Voici ce que je lui écrivais en réponse à sa satisfaction devant ma décision récente de recevoir l'injection. Comme il m'avait félicité pour ma "sagesse retrouvée", j'ai voulu lui expliquer les vraies raisons de ma conduite.

Voici la lettre, in extenso, que je lui ai adressée. 


Science sans conscience

ou

 le Sage n’est pas celui qu’on suppose…

 

Cher Didier,

Il semble que tu te sois un peu avancé en estimant que mon comportement récent a été celui d’un Sage, uniquement en le comparant avec celui de quelqu'un qui choisirait l'abstention, le refus de la vaccination.

Je voudrais tenter, en toute amitié, de te démontrer que la véritable sagesse ne consiste peut-être pas uniquement en une conformité de son attitude avec le mouvement social du moment, à une adaptation intellectuelle à la pensée unique, à une obéissance aveugle au dictat officiel.

 

Prendre une décision, quelle qu’elle soit, nécessite la connaissance de son objet, et une prise de conscience claire et saine du tout ce qui le concerne. Dans mon discours, les éléments de la réflexion vont par trois, et l'action est le résultat d’un processus élaboré :

- qui débute par l’information, les constats, l’examen, enfin, tout ce qui peut renseigner. 

- La deuxième tâche sera consacrée aux conclusions, aux réflexions permettant une claire évaluation, et une utilisation raisonnée des paramètres de l’affaire. C’est une sorte de prise de conscience de l’ensemble, qui résulte du traitement de l’information et qui aboutira à une conclusion : c’est faisable ou non.

- C’est alors, et alors seulement, que la décision pourra être prise, et là, vraiment en toute sérénité…


Ainsi, les trois éléments : information, réflexion, et décision, sont indispensables pour se sentir en adéquation avec le problème posé.

 

Connaissant maintenant le mécanisme de ma réflexion, tu peux mieux comprendre ce que fut la coloration de mes pensées, et mon hésitation, devant :

- une information incomplète et l'absence de recul scientifique sur ces produits;

- une campagne orchestrée par un pouvoir beaucoup trop enclin au mensonge, à la contre-information, au lavage de cerveaux, et très doué pour l’entretien d’une confusion désagréable et d’une dramatisation extrême ;

- un black-out sur les effets secondaires de ces produits, promus au rang de solution miracle, alors que les labos fournisseurs ont déjà refusé toute responsabilité éventuelle;

- la très faible létalité de la maladie. 

Encore qu’il faille tenir compte du pourcentage plus élevé chez les vieillards — dont je suis.

 

C’est d’ailleurs ce dernier constat qui m’a décidé, accompagné de la préoccupation de ne pas avoir à subir de reproches de la part de mes commensaux, si mon attitude pouvait d’une certaine façon leur porter préjudice.

 

Il n’y a rien de sage dans ma décision. Au contraire, je regrette de m’être senti contraint de faire ce saut dans l’inconnu sans avoir en mains toutes les informations parce que c’est « ce qui se fait », et non pas parce que j'avais pris la décision de le faire en toute CONNAISSANCE.

 

Science sans conscience, ce thème mille fois présenté comme le sujet idéal au baccalauréat, n’a pas fini de faire couler de l’encre, et de faire danser les doigts sur les claviers.

Procéder à quelque accomplissement que ce soit dans l’ignorance, n’est pas confortable. Pour moi, cela ne m’était pas possible jusqu’à aujourd’hui. 

Et je ne me sens pas mieux maintenant.

Je ne pense pas qu’avoir franchi ce mur intellectuel m’ait donné un accès à quelque forme de sagesse que ce soit. Pas plus que de protection contre la maladie, d’ailleurs.

 

Les lois de la société ne sont pas de celles qui laissent facilement la place à la décision de l’individu, il faut accepter ce fait. Mais il est dommage que ce soit au détriment de sa pensée qu’on aurait aimée logique, et de sa dignité qu’on aurait voulu garder intacte. 

 

Voilà, c’était juste de l’information…

Avec toutes amitiés, et mes remerciements pour ton implication*, 

D. 

 

*Le destin aura quand même le dernier mot...

 



samedi 27 mars 2021

Les Oiseaux et le Covid...







 
On se souvient que dans ce film, la planète étant épuisée,
on se nourrit de biscuits faits avec les restes humains...

 

lundi 7 décembre 2020

La Tradition en question(s)...

 En écrivant cette note à l'intention des praticiens spécialisés en médecine chinoise, j'ai réalisé qu'elle pouvait peut-être intéresser ceux de mes lecteurs curieux de ce qui est à la fois ancien et mystérieux, comme l'est la Tradition, cette notion universelle et imprescriptible, et cependant  si mal connue. C'est pourquoi, après en avoir adapté la forme,  je les invite à partager mes réflexions sur le sujet.

  

Le fait de porter de l'intérêt à une discipline antique s'accompagne la plupart du temps de l'obligation de "connaître" la tradition dont elle est issue, la véritable Tradition, avec un T majuscule, et non pas les avatars que l'on propose habituellement sous son nom, comme le folklore, les coutumes, les choses du passé, ou de la liturgie.

Ce mode de pensée primordial est si ancien que son origine est impossible à dater, et son exégèse très difficile pour diverses raisons.

Il semblerait aujourd'hui, que l'abord  de la Tradition n'est plus ce qu'il était.

 

Difficulté d'aborder la notion de Tradition

Il est important de déjà noter combien un discours sur ce sujet est difficile. Et ceci, pour plusieurs raisons.

- La définition de la Tradition n'est pas aisée, et elle varie avec les auteurs. C'est une notion peu compatible avec notre mode de pensée, plus conditionné par le matérialisme et la science, et par ce que nos sens constatent, que par la métaphysique et la spiritualité. 

- Elle concerne des notions difficiles à appréhender, difficiles à citer et à faire comprendre. C'est pourquoi son usage ou son exégèse ont imposé l'usage de nombreux symboles, et des avatars de ceux-ci, pour la rendre plus facilement comprise, et aussi pour que l'Homme puisse mieux en concevoir l'autorité à l'occasionde ses réflexions, de ses actes, de ses constructions intellectuelles ou même matérielles[1].

- Même son étymologie prête au doute : le mot tradition, viendrait du mot latin traditio, qui fait allusion, non pas à une notion figée, mais à un concept en permanent transfert, car il veut dire transmission

- Accorder une telle importance au transfert à d'autres, d'un thème, en ne lui donnant pas d'autre nom que celui de cette transmission, explique et justifie l'importance qu'on accorde à cette dernière, qui concerne ici un fait de qualité : le transfert de la Connaissance.

- Enfin, et c'est ce qui semble aujourd'hui un critère plutôt gênant : on apprend que cette transmission ne se faisait qu'oralement. Comme le signale Jacques-André Lavier[2]:

"La Tradition, science de nos ancêtres, est un système de pensée universel qui obéit à des principes primordiaux. Bien que généralement transmise oralement pour diverses raisons, ajoute-t-il, elle n'est pas sujette aux changements, compte tenu de ses bases pérennes et indiscutables“

 

Il n'est pas inutile de s'attarder sur ce point, et d'en chercher "les diverses raisons".

 

La transmission orale de la Tradition : une pensée émise

La transmission, le transfert à autrui du contenu de ces concepts d'ordre métaphysique, fut, semble-t-il, la préoccupation constante des Sages des temps anciens, comme nous l'avons laissé entendre. Sans doute parce qu'après avoir constaté que l'Ordre du Monde était parfait, il fallait le faire savoir aux Hommes et à leurs descendants, pour qu'ils s'y conforment de la manière la plus précise qui soit ; ceci pour rendre leurs tâches légitimement conformes[3], et ainsi assurer leur sécurité, leur santé, et même leur finitude.

Mais pourquoi limiter les moyens de cette transmission à l'oralité, et à elle seule? Pourquoi ne pas avoir systématiquement couché cette connaissance, sur le parchemin, sur l'os plat, ou sur quelque autre matériau ?

Peut-être que, dans le contexte de l'époque (quelle qu'en soit la date), une qualité particulièrement prestigieuse, que nous ignorons, ou que nous ne percevons plus, était accordée à la parole — expression première, donc la plus pure, de la pensée — émise grâce au souffle, ce mot dans la connotation duquel on devine un caractère de transcendance[4].

On peut penser alors que, vis-à-vis d'une pensée émise sans aucun autre moyen intermédiaire que la parole, l'écriture devait être accusée d'abaisser le contenu originel de la parole — ici, de la Connaissance — vers la matérialité de la plume du scribe ou du burin du graveur. Ce qui était certainement considéré comme une interprétation péjorative, une approximation, et sans doute une possible trahison par entropie.

 

Notre position aujourd’hui

Nous nous doutions que le déroulement du Temps, les événements de l'Histoire, la course folle des hommes vers la matérialité— cette solidification guénonienne — nous avaient éloignés de l'accès à la Tradition. 

"Les Temps n'y sont plus", comme l'on dit dans la rue.

 

Alors, après avoir exprimé ce que nous devinions de noble dans l'oralité et sa supposée magie, que devons-nous penser de l'usage immodéré que nous faisons de données écrites avec des machines, de la multiplicité des moyens techniques utilisés pour l'enregistrement ou la communication, qu'ils soient audio- ou numériques — et issus d'autres machines, plus diaboliques encore ?

On peut légitimement se demander ce qu'il reste de ce souffle subtil et transcendant de l'orateur antique, dans un ordinateur, un e-mail, une clé USB, ou un CD...

Peut-être tenons-nous là la raison de notre aveuglement, de notre ignorance, et de notre difficulté d'accès à cette notion spirituelle : nous avons détruit certains liens précieux qui permettaient la transmission de — ou tout simplement la référence à —  la Tradition par la grâce d'une ritualité basée sur la cohérence, des liens qui avaient pour résultat une efficience naturellement et légitimement attendue. 

En rompant la chaîne sacrée des exigences du processus traditionnel, nous avons perdu une bataille sur le chemin de la Connaissance.

Cependant — car la vie, et la pensée avec elle, doivent perdurer — après avoir pris conscience du fait que, le destin de cette fin de cycle nous ayant privé d'une partie des moyens qui nous auraient permis de mieux Connaître, et de nous approcher un peu plus des secrets du Monde, nous pouvons, dans une lucidité retrouvée et une conscience claire, tenter de faire pour le mieux, dans ce Temps qui est le nôtre, avec les moyens qu'il nous impose.

La Tradition n'est peut-être pas tout-à-fait perdue.

 

 

P. S.- Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, il reste encore et toujours l'œuvre de René Guénon, qui, a près de 100 ans, n'a pas pris une ride :

Le règne de la quantité et les signes des temps;

La crise du monde moderne; 

Etc.


Voir aussi mon article  : https://leblogadoch2.blogspot.com/2017/09/rene-guenon-pour-les-nuls.html

 

 

 



[1]Référence est faite ici aux œuvres des Compagnons, qui étaient initiés, et donc connaissaient les Principes.

[2]Chercheur autodidacte, sinologue, métaphysicien, qui a restauré de façon magistrale la médecine chinoise traditionnelle.

[3]Comme par exemple d'harmoniser leurs travaux agricoles avec les saisons, elles-mêmes décidées par le Ciel.

[4]De là à la nommer Verbe— en lui accordant des pouvoirs qui nous paraissent irrationnels, mais qui étaient sans doute réellement perçus à ce moment-là de l'histoire de l'Homme — il n'y a qu'un pas, qui sera franchi plus tard.

 

jeudi 26 novembre 2020

Comment gagner beaucoup d'argent quand on est très riche

 Bien que ne comprenant que très peu de choses au monde des chiffres, je tiens à vous faire partager mes réflexions sur cette information dont chacun peut prendre connaissance en fouillant un peu dans les nouvelles du moment.

 

Il existe, comme vous le savez, dans le monde, des sociétés, des groupes financiers, des holdings, des trusts, extrêmement riches. On peut espérer qu'ils sont arrivés à ce stade par un travail de tous les instants, une application constructive de leurs membres, le développement de bonnes idées de base, et d'autres facteurs positifs et fort honorables. 

Mais rien n'est moins sûr.

 

Leur belle évolution leur a donné de la puissance sur le plan commercial, et leur a permis de créer des structures secondaires, de rassembler un réseau de correspondants, d'experts, de chercheurs, de conseillers, dans de nombreux pays. Et aussi de se rendre maîtres de quelques organismes de presse, de revues professionnelles à la réputation exemplaire en apparence, de tutoyer les hommes de pouvoir dans les différents pays, d'avoir à leur botte les responsables des différents services officiels.

Maintenant, armés et expérimentés, ils vont utiliser tous les moyens à leur disposition pour gagner encore plus d'argent, devenir encore plus puissants.

 

Intéressons-nous à l'un de ces groupes, qui s'occupe de fabriquer des médicaments, et de les vendre au monde entier. Disposant de tous les éléments que j'ai cités, il peut remplir ces deux fonctions sans coup férir, en étant par-dessus le marché, sûr de s'enrichir encore plus.

Et dans le fond, c'est bien normal de gagner sa vie en aidant les médecins à soigner les gens!

 

Mais si vous êtes comme moi, naïf et innocent, vous objecterez peut-être, après mûre réflexion :

— Oui, mais si le médicament est inefficace, ou dangereux, ils auront perdu du temps et de l'argent à le fabriquer pour rien?

Là n'est pas la question. Voici ce qu'ils vous répondraient si vous leur exposiez l'argument :

— Aucune importance! Nous le vendrons et même très cher, car nous avons les moyens de faire croire qu'il est efficace.

— Mais un jour on s'apercevra bien qu'il est inefficace et on n'en voudra plus !

— Pas grave, car nous aurons déjà gagné beaucoup d'argent en le vendant, et en jouant avec sa cote sur les marchés boursiers.

— Ah? Mais vos actions vont chuter dès qu'on saura !

— Ça ne fait rien, elles chuteront peut-être, mais pas d'un seul coup : elles décriront une courbe irrégulière, en escalier, très avantageuse pour nous.

 

Bien sûr, lorsqu'on est un peu au courant de la façon de remplir son portefeuille boursier, on sait que le meilleur moyen pour cela est de suivre de près les évolutions de la côte du produit.

Le bon rendement sera obtenu dans le cas d'une évolution en dents de scie de la courbe, ce qui permet d'acheter au plus bas et de vendre dès que la cote remonte. Et si cela se reproduit sans cesse, les petits bénéfices récoltés à chaque mouvement deviennent considérables, par incrémentation.

 

— Oui, mais, direz-vous à juste titre, comment savez-vous quand la côte va descendre ou monter, puisque je crois comprendre que tout le secret est dans une petite avance sur les réactions du marché?

— Oh, c'est facile ! C'est nous qui orchestrerons ces variations en publiant dans les médias (qui sont soumises à nos ordres) de fausses nouvelles, en laissant passer les vraies parfois. Nous payons des chercheurs peu regardants pour qu'ils publient des conclusions erronées dans les revues médicales les plus célèbres (qui nous appartiennent), pour qu'ils en disent du bien. Et ensuite nous feindrons d'accepter nous être trompés.

— Et ça fonctionne ?

— Oui, car nous avons de gros arguments financiers, nous disposons aussi d'alliés à notre cause dans les plus grandes instances médicales décisionnelles du monde. Nous seront totalement maîtres du jeu.

Et nous gagnerons 100 fois plus avec les jeux de bourse qu'avec la vente du produit dont nous savons bien sûr qu'il ne sert à rien.

— Et les malades, qui n'ont pas été soignés, et qui en plus ont couru un danger ?

— ... excusez-moi, on m'appelle sur une autre ligne.

 

Pour illustrer mes propos, voici la courbe très typique de la valeur des actions concernant un produit qui aura permis l'enrichissement d'un laboratoire mondialement célèbre*, et la mort de malades confiants dans le système, mais ignorants de ses dérives mafieuses.



Source  : IHU Marseille

Nous vivons une époque merveilleuse ! 



*On a cité le chiffre de 200 milliards de gains en bourse, et un marché voyou avec la communauté européenne de 1,2 milliards, pour la livraison du Remdesivir, dont personne ne sait quoi en faire. Les médecins reçoivent depuis une publicité les encourageant à utiliser ce machin, gratuitement (!). 




Signalons que cette note est accompagnée d'un avertissement signalant les dangers du produit.

On croit cauchemarder.


Le même mécanisme est en cours avec un prétendu vaccin, "mis au point " en quelques semaines. Le délai habituel pour un vaccin utile est de 5 ans.

Curieux quand même de chercher un vaccin (qui, comme ses semblables, aura forcément un effet iatrogène sur certains individus), un vaccin pour lutter contre une maladie dont la mortalité est de moins de 1% des personnes atteintes.


D'intéressantes informations sur cette affaire — politico-commerciale, mais non scientifique et non médicale — sont données dans la vidéo suivante, à partir de la minute 15 environ.

Le reste n'est pas moins intéressant mais sort du cadre de cet article.


Oups! Je rectifie :

À partir de la minute 15 on parle de la campagne anti-hydroxychloroquine (déjà scandaleuse).

C'est à 18' que le sujet Remdesivir et ses dangers sont abordés.




dimanche 25 octobre 2020

Un facteur fantasque ou intempérant ?

 Nous avons tous des liens privilégiés avec notre facteur, bien qu'il soit parfois le messager de mauvaises nouvelles. Mais c'est ainsi, depuis les débuts de la Poste.

Aujourd'hui, je suppose que je devrais — pour obéir à une mode imbécile — parler plutôt de "préposé". 

— Préposé, mais à quoi ? 

— À la livraison du courrier, pardi !

— Ah, bon. 

C'est vrai que "facteur" ne veut rien dire de précis non plus, et n'était peut-être pas le meilleur mot pour désigner un distributeur de missives et de colis.

Bref, notre facteur bienaimé a parfois de bien curieux collègues. Je ne parle pas de ceux, que j'espère peu nombreux, qui détournent des colis, car la nature humaine n'étant pas parfaite, je suis certain, à la suite de nombreuses expériences vécues, qu'il en existe, malheureusement. 

Non, aujourd'hui, je veux vous parler de celui-ci, que je suppose idiot, ou bien dissipé, ou bien ivre, ou bien sérieusement distrait, ou bien encore comme un malfaisant voulant nuire au système en place. Son attitude, irréfléchie et imbécile, va à l'encontre de toutes les croyances qui prêtent aux bons facteurs des dons particuliers qui leur permettent de trouver les destinataires les plus cachés, ou de déchiffrer les écritures les plus difficiles.

*

Voici l'histoire : mon ami Robert, écrivain amateur, mais ardent défenseur de la langue occitane, écrit, à l'usage des enfants, des contes en deux langues. La page de gauche est en français, celle de droite, la plus noble, est en Occitan. (Pour la petite histoire, je suis celui qui met en pages, dessine la couverture et les illustrations de ces petits fascicules, et qui les édite).

Récemment, Robert, dans son désir de mieux faire connaître cette langue de son enfance, si importante à ses yeux, a décidé d'adresser un exemplaire de son dernier conte au Ministère de la Culture, à Madame Bachelot. 




Comme on peut le constater, l'adresse est la bonne, sauf que l'arrondissement n'est pas 75000, mais 75001. Je suppose que le facteur fantasque, certain du fait qu'il n'y avait pas de rue du Faubourg Saint Honoré dans le 75000, a brusquement cessé de réfléchir. Sans doute que cela est possible pour un facteur. Car ne lui est pas venue l'idée de transformer le dernier 0 en 1, et de remettre la lettre dans une boîte, à l'intention de ses confrères du 75001... 




Allez savoir ce qui se passe dans ce qui sert de tête à ce facteur...

*

Pour répondre aux questions qui vous viendraient à l'esprit, la perte quasi totale de la vision chez Robert, le conduit à cette écriture énorme et maladroite, mais lisible cependant. Le "Na" à la place de "Madame", est la contraction, en Occitan, de "Dona", pour "Dame".

*

Voici enfin à quoi ressemble un de ces petits ouvrages :












samedi 17 octobre 2020

Inventer une maladie ?

 Non, il ne s'agit pas pour un hypochondriaque d'imaginer qu'il est atteint par une maladie encore inconnue.

C'est en réalité une démarche machiavélique de la part de laboratoires voyous (pléonasme, diraient certains), pour pouvoir vendre un nouveau médicament.

Cette fois, ils n'ont peut-être pas eu besoin de mentir en trafiquant les statistiques, après avoir soudoyé quelques chercheurs véreux et autres fonctionnaires avides. Ils n'ont fait qu'œuvre d'imagination.

Nous savons maintenant qu'ils sont coutumiers du faux, adeptes du mensonge. Parmi leurs méfaits, notons que des affections ou des symptômes non classifiés, mais gênants, qui existaient déjà, ont été récupérés et considérés comme péjoratifs pour le moins, ou encore carrément dangereux. C'est le cas des prétendus méfaits attribués au cholestérol, ce produit naturellement créé par l'organisme, qui est retrouvé dans les athéromes*, et qui, pour cette raison fallacieuse, a été considéré comme le responsable de leur formation. Mais comme dit l'autre :  

— Les mouches que l'on voit sur un tas de fumier sont-elles à l'origine de sa formation?

Qu'importe le mensonge, les inutiles médications anti-cholestérol rapportent une ou 2 dizaines de millards par an aux labos-voyous du monde entier, ceux des USA en particulier.

Plus récemment, les sus-dits malfaisants ont décidé que les expressions trop marquées de l'activité chez les jeunes enfants étaient la preuve d'une pathologie qu'il fallait maîtriser et combattre. Ils l'ont appelée "syndrome d'hyper-activité infantile" ou quelque chose de ce genre, afin de faire sérieux.

Et pour mieux noyer le poisson, les petits génies de la blouse blanche ont trouvé astucieux de l'associer à une "perte d'attention", pour rendre le constat du syndrome plus accessible, plus frappant.

Cette "maladie", très fréquente aux yeux des parents américains soucieux de leur tranquillité, a été reconnue, et combattue larga manu, comme vous le devinez, à base de tranquillisants et autres sédatifs nouveaux créés pour l'occasion.

Personne ne s'est offusqué de voir des gens, apparemment sensés, droguer leurs enfants parce qu'ils "pètent le feu" ! 

Nota : Ne soyez pas surpris (si vous avez lu mes articles classés "métaphysique"), si je vous rappelle qu'à l'autre bout du Monde, à l'autre bout du temps, les Chinois d'il y a 5000 ans expliquaient déjà l'activité propre à l'enfance et à la jeunesse, par une proportion plus grande de yang, ce caractère symbolique évoquant à la fois la vitalité, la force, l'activité, la mobilité, la chaleur, la lumière... Alors que chez le vieillard, c'est son opposé, le yin, qui a tendance à prendre le dessus. 

Rien de plus naturel, mais l'ordre de la nature ne convient pas aux parasites qui s'enrichissent de la maladie, et se moquent de la mort des autres. 

On cite le cas récent — et Dieu seul sait combien de cas semblables ont eu lieu — d'une fillette de 2 ans, morte de surdosage par ces médicaments fabuleux.

On n'arrête pas le progrès.


*Athéromes : amas lipidiques de cellules diverses qui se fixent contre la paroi d'une artère.