le blogadoch2

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lundi 7 décembre 2020

La Tradition en question(s)...

 En écrivant cette note à l'intention des praticiens spécialisés en médecine chinoise, j'ai réalisé qu'elle pouvait peut-être intéresser ceux de mes lecteurs curieux de ce qui est à la fois ancien et mystérieux, comme l'est la Tradition, cette notion universelle et imprescriptible, et cependant  si mal connue. C'est pourquoi, après en avoir adapté la forme,  je les invite à partager mes réflexions sur le sujet.

  

Le fait de porter de l'intérêt à une discipline antique s'accompagne la plupart du temps de l'obligation de "connaître" la tradition dont elle est issue, la véritable Tradition, avec un T majuscule, et non pas les avatars que l'on propose habituellement sous son nom, comme le folklore, les coutumes, les choses du passé, ou de la liturgie.

Ce mode de pensée primordial est si ancien que son origine est impossible à dater, et son exégèse très difficile pour diverses raisons.

Il semblerait aujourd'hui, que l'abord  de la Tradition n'est plus ce qu'il était.

 

Difficulté d'aborder la notion de Tradition

Il est important de déjà noter combien un discours sur ce sujet est difficile. Et ceci, pour plusieurs raisons.

- La définition de la Tradition n'est pas aisée, et elle varie avec les auteurs. C'est une notion peu compatible avec notre mode de pensée, plus conditionné par le matérialisme et la science, et par ce que nos sens constatent, que par la métaphysique et la spiritualité. 

- Elle concerne des notions difficiles à appréhender, difficiles à citer et à faire comprendre. C'est pourquoi son usage ou son exégèse ont imposé l'usage de nombreux symboles, et des avatars de ceux-ci, pour la rendre plus facilement comprise, et aussi pour que l'Homme puisse mieux en concevoir l'autorité à l'occasionde ses réflexions, de ses actes, de ses constructions intellectuelles ou même matérielles[1].

- Même son étymologie prête au doute : le mot tradition, viendrait du mot latin traditio, qui fait allusion, non pas à une notion figée, mais à un concept en permanent transfert, car il veut dire transmission

- Accorder une telle importance au transfert à d'autres, d'un thème, en ne lui donnant pas d'autre nom que celui de cette transmission, explique et justifie l'importance qu'on accorde à cette dernière, qui concerne ici un fait de qualité : le transfert de la Connaissance.

- Enfin, et c'est ce qui semble aujourd'hui un critère plutôt gênant : on apprend que cette transmission ne se faisait qu'oralement. Comme le signale Jacques-André Lavier[2]:

"La Tradition, science de nos ancêtres, est un système de pensée universel qui obéit à des principes primordiaux. Bien que généralement transmise oralement pour diverses raisons, ajoute-t-il, elle n'est pas sujette aux changements, compte tenu de ses bases pérennes et indiscutables“

 

Il n'est pas inutile de s'attarder sur ce point, et d'en chercher "les diverses raisons".

 

La transmission orale de la Tradition : une pensée émise

La transmission, le transfert à autrui du contenu de ces concepts d'ordre métaphysique, fut, semble-t-il, la préoccupation constante des Sages des temps anciens, comme nous l'avons laissé entendre. Sans doute parce qu'après avoir constaté que l'Ordre du Monde était parfait, il fallait le faire savoir aux Hommes et à leurs descendants, pour qu'ils s'y conforment de la manière la plus précise qui soit ; ceci pour rendre leurs tâches légitimement conformes[3], et ainsi assurer leur sécurité, leur santé, et même leur finitude.

Mais pourquoi limiter les moyens de cette transmission à l'oralité, et à elle seule? Pourquoi ne pas avoir systématiquement couché cette connaissance, sur le parchemin, sur l'os plat, ou sur quelque autre matériau ?

Peut-être que, dans le contexte de l'époque (quelle qu'en soit la date), une qualité particulièrement prestigieuse, que nous ignorons, ou que nous ne percevons plus, était accordée à la parole — expression première, donc la plus pure, de la pensée — émise grâce au souffle, ce mot dans la connotation duquel on devine un caractère de transcendance[4].

On peut penser alors que, vis-à-vis d'une pensée émise sans aucun autre moyen intermédiaire que la parole, l'écriture devait être accusée d'abaisser le contenu originel de la parole — ici, de la Connaissance — vers la matérialité de la plume du scribe ou du burin du graveur. Ce qui était certainement considéré comme une interprétation péjorative, une approximation, et sans doute une possible trahison par entropie.

 

Notre position aujourd’hui

Nous nous doutions que le déroulement du Temps, les événements de l'Histoire, la course folle des hommes vers la matérialité— cette solidification guénonienne — nous avaient éloignés de l'accès à la Tradition. 

"Les Temps n'y sont plus", comme l'on dit dans la rue.

 

Alors, après avoir exprimé ce que nous devinions de noble dans l'oralité et sa supposée magie, que devons-nous penser de l'usage immodéré que nous faisons de données écrites avec des machines, de la multiplicité des moyens techniques utilisés pour l'enregistrement ou la communication, qu'ils soient audio- ou numériques — et issus d'autres machines, plus diaboliques encore ?

On peut légitimement se demander ce qu'il reste de ce souffle subtil et transcendant de l'orateur antique, dans un ordinateur, un e-mail, une clé USB, ou un CD...

Peut-être tenons-nous là la raison de notre aveuglement, de notre ignorance, et de notre difficulté d'accès à cette notion spirituelle : nous avons détruit certains liens précieux qui permettaient la transmission de — ou tout simplement la référence à —  la Tradition par la grâce d'une ritualité basée sur la cohérence, des liens qui avaient pour résultat une efficience naturellement et légitimement attendue. 

En rompant la chaîne sacrée des exigences du processus traditionnel, nous avons perdu une bataille sur le chemin de la Connaissance.

Cependant — car la vie, et la pensée avec elle, doivent perdurer — après avoir pris conscience du fait que, le destin de cette fin de cycle nous ayant privé d'une partie des moyens qui nous auraient permis de mieux Connaître, et de nous approcher un peu plus des secrets du Monde, nous pouvons, dans une lucidité retrouvée et une conscience claire, tenter de faire pour le mieux, dans ce Temps qui est le nôtre, avec les moyens qu'il nous impose.

La Tradition n'est peut-être pas tout-à-fait perdue.

 

 

P. S.- Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, il reste encore et toujours l'œuvre de René Guénon, qui, a près de 100 ans, n'a pas pris une ride :

Le règne de la quantité et les signes des temps;

La crise du monde moderne; 

Etc.


Voir aussi mon article  : https://leblogadoch2.blogspot.com/2017/09/rene-guenon-pour-les-nuls.html

 

 

 



[1]Référence est faite ici aux œuvres des Compagnons, qui étaient initiés, et donc connaissaient les Principes.

[2]Chercheur autodidacte, sinologue, métaphysicien, qui a restauré de façon magistrale la médecine chinoise traditionnelle.

[3]Comme par exemple d'harmoniser leurs travaux agricoles avec les saisons, elles-mêmes décidées par le Ciel.

[4]De là à la nommer Verbe— en lui accordant des pouvoirs qui nous paraissent irrationnels, mais qui étaient sans doute réellement perçus à ce moment-là de l'histoire de l'Homme — il n'y a qu'un pas, qui sera franchi plus tard.

 

jeudi 26 novembre 2020

Comment gagner beaucoup d'argent quand on est très riche

 Bien que ne comprenant que très peu de choses au monde des chiffres, je tiens à vous faire partager mes réflexions sur cette information dont chacun peut prendre connaissance en fouillant un peu dans les nouvelles du moment.

 

Il existe, comme vous le savez, dans le monde, des sociétés, des groupes financiers, des holdings, des trusts, extrêmement riches. On peut espérer qu'ils sont arrivés à ce stade par un travail de tous les instants, une application constructive de leurs membres, le développement de bonnes idées de base, et d'autres facteurs positifs et fort honorables. 

Mais rien n'est moins sûr.

 

Leur belle évolution leur a donné de la puissance sur le plan commercial, et leur a permis de créer des structures secondaires, de rassembler un réseau de correspondants, d'experts, de chercheurs, de conseillers, dans de nombreux pays. Et aussi de se rendre maîtres de quelques organismes de presse, de revues professionnelles à la réputation exemplaire en apparence, de tutoyer les hommes de pouvoir dans les différents pays, d'avoir à leur botte les responsables des différents services officiels.

Maintenant, armés et expérimentés, ils vont utiliser tous les moyens à leur disposition pour gagner encore plus d'argent, devenir encore plus puissants.

 

Intéressons-nous à l'un de ces groupes, qui s'occupe de fabriquer des médicaments, et de les vendre au monde entier. Disposant de tous les éléments que j'ai cités, il peut remplir ces deux fonctions sans coup férir, en étant par-dessus le marché, sûr de s'enrichir encore plus.

Et dans le fond, c'est bien normal de gagner sa vie en aidant les médecins à soigner les gens!

 

Mais si vous êtes comme moi, naïf et innocent, vous objecterez peut-être, après mûre réflexion :

— Oui, mais si le médicament est inefficace, ou dangereux, ils auront perdu du temps et de l'argent à le fabriquer pour rien?

Là n'est pas la question. Voici ce qu'ils vous répondraient si vous leur exposiez l'argument :

— Aucune importance! Nous le vendrons et même très cher, car nous avons les moyens de faire croire qu'il est efficace.

— Mais un jour on s'apercevra bien qu'il est inefficace et on n'en voudra plus !

— Pas grave, car nous aurons déjà gagné beaucoup d'argent en le vendant, et en jouant avec sa cote sur les marchés boursiers.

— Ah? Mais vos actions vont chuter dès qu'on saura !

— Ça ne fait rien, elles chuteront peut-être, mais pas d'un seul coup : elles décriront une courbe irrégulière, en escalier, très avantageuse pour nous.

 

Bien sûr, lorsqu'on est un peu au courant de la façon de remplir son portefeuille boursier, on sait que le meilleur moyen pour cela est de suivre de près les évolutions de la côte du produit.

Le bon rendement sera obtenu dans le cas d'une évolution en dents de scie de la courbe, ce qui permet d'acheter au plus bas et de vendre dès que la cote remonte. Et si cela se reproduit sans cesse, les petits bénéfices récoltés à chaque mouvement deviennent considérables, par incrémentation.

 

— Oui, mais, direz-vous à juste titre, comment savez-vous quand la côte va descendre ou monter, puisque je crois comprendre que tout le secret est dans une petite avance sur les réactions du marché?

— Oh, c'est facile ! C'est nous qui orchestrerons ces variations en publiant dans les médias (qui sont soumises à nos ordres) de fausses nouvelles, en laissant passer les vraies parfois. Nous payons des chercheurs peu regardants pour qu'ils publient des conclusions erronées dans les revues médicales les plus célèbres (qui nous appartiennent), pour qu'ils en disent du bien. Et ensuite nous feindrons d'accepter nous être trompés.

— Et ça fonctionne ?

— Oui, car nous avons de gros arguments financiers, nous disposons aussi d'alliés à notre cause dans les plus grandes instances médicales décisionnelles du monde. Nous seront totalement maîtres du jeu.

Et nous gagnerons 100 fois plus avec les jeux de bourse qu'avec la vente du produit dont nous savons bien sûr qu'il ne sert à rien.

— Et les malades, qui n'ont pas été soignés, et qui en plus ont couru un danger ?

— ... excusez-moi, on m'appelle sur une autre ligne.

 

Pour illustrer mes propos, voici la courbe très typique de la valeur des actions concernant un produit qui aura permis l'enrichissement d'un laboratoire mondialement célèbre*, et la mort de malades confiants dans le système, mais ignorants de ses dérives mafieuses.



Source  : IHU Marseille

Nous vivons une époque merveilleuse ! 



*On a cité le chiffre de 200 milliards de gains en bourse, et un marché voyou avec la communauté européenne de 1,2 milliards, pour la livraison du Remdesivir, dont personne ne sait quoi en faire. Les médecins reçoivent depuis une publicité les encourageant à utiliser ce machin, gratuitement (!). 




Signalons que cette note est accompagnée d'un avertissement signalant les dangers du produit.

On croit cauchemarder.


Le même mécanisme est en cours avec un prétendu vaccin, "mis au point " en quelques semaines. Le délai habituel pour un vaccin utile est de 5 ans.

Curieux quand même de chercher un vaccin (qui, comme ses semblables, aura forcément un effet iatrogène sur certains individus), un vaccin pour lutter contre une maladie dont la mortalité est de moins de 1% des personnes atteintes.


D'intéressantes informations sur cette affaire — politico-commerciale, mais non scientifique et non médicale — sont données dans la vidéo suivante, à partir de la minute 15 environ.

Le reste n'est pas moins intéressant mais sort du cadre de cet article.


Oups! Je rectifie :

À partir de la minute 15 on parle de la campagne anti-hydroxychloroquine (déjà scandaleuse).

C'est à 18' que le sujet Remdesivir et ses dangers sont abordés.




dimanche 25 octobre 2020

Un facteur fantasque ou intempérant ?

 Nous avons tous des liens privilégiés avec notre facteur, bien qu'il soit parfois le messager de mauvaises nouvelles. Mais c'est ainsi, depuis les débuts de la Poste.

Aujourd'hui, je suppose que je devrais — pour obéir à une mode imbécile — parler plutôt de "préposé". 

— Préposé, mais à quoi ? 

— À la livraison du courrier, pardi !

— Ah, bon. 

C'est vrai que "facteur" ne veut rien dire de précis non plus, et n'était peut-être pas le meilleur mot pour désigner un distributeur de missives et de colis.

Bref, notre facteur bienaimé a parfois de bien curieux collègues. Je ne parle pas de ceux, que j'espère peu nombreux, qui détournent des colis, car la nature humaine n'étant pas parfaite, je suis certain, à la suite de nombreuses expériences vécues, qu'il en existe, malheureusement. 

Non, aujourd'hui, je veux vous parler de celui-ci, que je suppose idiot, ou bien dissipé, ou bien ivre, ou bien sérieusement distrait, ou bien encore comme un malfaisant voulant nuire au système en place. Son attitude, irréfléchie et imbécile, va à l'encontre de toutes les croyances qui prêtent aux bons facteurs des dons particuliers qui leur permettent de trouver les destinataires les plus cachés, ou de déchiffrer les écritures les plus difficiles.

*

Voici l'histoire : mon ami Robert, écrivain amateur, mais ardent défenseur de la langue occitane, écrit, à l'usage des enfants, des contes en deux langues. La page de gauche est en français, celle de droite, la plus noble, est en Occitan. (Pour la petite histoire, je suis celui qui met en pages, dessine la couverture et les illustrations de ces petits fascicules, et qui les édite).

Récemment, Robert, dans son désir de mieux faire connaître cette langue de son enfance, si importante à ses yeux, a décidé d'adresser un exemplaire de son dernier conte au Ministère de la Culture, à Madame Bachelot. 




Comme on peut le constater, l'adresse est la bonne, sauf que l'arrondissement n'est pas 75000, mais 75001. Je suppose que le facteur fantasque, certain du fait qu'il n'y avait pas de rue du Faubourg Saint Honoré dans le 75000, a brusquement cessé de réfléchir. Sans doute que cela est possible pour un facteur. Car ne lui est pas venue l'idée de transformer le dernier 0 en 1, et de remettre la lettre dans une boîte, à l'intention de ses confrères du 75001... 




Allez savoir ce qui se passe dans ce qui sert de tête à ce facteur...

*

Pour répondre aux questions qui vous viendraient à l'esprit, la perte quasi totale de la vision chez Robert, le conduit à cette écriture énorme et maladroite, mais lisible cependant. Le "Na" à la place de "Madame", est la contraction, en Occitan, de "Dona", pour "Dame".

*

Voici enfin à quoi ressemble un de ces petits ouvrages :












samedi 17 octobre 2020

Inventer une maladie ?

 Non, il ne s'agit pas pour un hypochondriaque d'imaginer qu'il est atteint par une maladie encore inconnue.

C'est en réalité une démarche machiavélique de la part de laboratoires voyous (pléonasme, diraient certains), pour pouvoir vendre un nouveau médicament.

Cette fois, ils n'ont peut-être pas eu besoin de mentir en trafiquant les statistiques, après avoir soudoyé quelques chercheurs véreux et autres fonctionnaires avides. Ils n'ont fait qu'œuvre d'imagination.

Nous savons maintenant qu'ils sont coutumiers du faux, adeptes du mensonge. Parmi leurs méfaits, notons que des affections ou des symptômes non classifiés, mais gênants, qui existaient déjà, ont été récupérés et considérés comme péjoratifs pour le moins, ou encore carrément dangereux. C'est le cas des prétendus méfaits attribués au cholestérol, ce produit naturellement créé par l'organisme, qui est retrouvé dans les athéromes*, et qui, pour cette raison fallacieuse, a été considéré comme le responsable de leur formation. Mais comme dit l'autre :  

— Les mouches que l'on voit sur un tas de fumier sont-elles à l'origine de sa formation?

Qu'importe le mensonge, les inutiles médications anti-cholestérol rapportent une ou 2 dizaines de millards par an aux labos-voyous du monde entier, ceux des USA en particulier.

Plus récemment, les sus-dits malfaisants ont décidé que les expressions trop marquées de l'activité chez les jeunes enfants étaient la preuve d'une pathologie qu'il fallait maîtriser et combattre. Ils l'ont appelée "syndrome d'hyper-activité infantile" ou quelque chose de ce genre, afin de faire sérieux.

Et pour mieux noyer le poisson, les petits génies de la blouse blanche ont trouvé astucieux de l'associer à une "perte d'attention", pour rendre le constat du syndrome plus accessible, plus frappant.

Cette "maladie", très fréquente aux yeux des parents américains soucieux de leur tranquillité, a été reconnue, et combattue larga manu, comme vous le devinez, à base de tranquillisants et autres sédatifs nouveaux créés pour l'occasion.

Personne ne s'est offusqué de voir des gens, apparemment sensés, droguer leurs enfants parce qu'ils "pètent le feu" ! 

Nota : Ne soyez pas surpris (si vous avez lu mes articles classés "métaphysique"), si je vous rappelle qu'à l'autre bout du Monde, à l'autre bout du temps, les Chinois d'il y a 5000 ans expliquaient déjà l'activité propre à l'enfance et à la jeunesse, par une proportion plus grande de yang, ce caractère symbolique évoquant à la fois la vitalité, la force, l'activité, la mobilité, la chaleur, la lumière... Alors que chez le vieillard, c'est son opposé, le yin, qui a tendance à prendre le dessus. 

Rien de plus naturel, mais l'ordre de la nature ne convient pas aux parasites qui s'enrichissent de la maladie, et se moquent de la mort des autres. 

On cite le cas récent — et Dieu seul sait combien de cas semblables ont eu lieu — d'une fillette de 2 ans, morte de surdosage par ces médicaments fabuleux.

On n'arrête pas le progrès.


*Athéromes : amas lipidiques de cellules diverses qui se fixent contre la paroi d'une artère.

mercredi 14 octobre 2020

Mes lecteurs du bout du Monde...

Modifié, le 9 novembre 2020 :

La surveillance régulière de la provenance des consultations de mon blog m'ont montré que je me trompais quelque peu en pensant que la proportion de lecteurs américains était si grande... En réalité, ce fut un phénomène transitoire, mais suffisamment répété pour me conduire à cette conclusion, un fait qui ne s'est plus reproduit... Actuellement, j'ai à peu près autant de consultations US que de lectures françaises. C'est bon pour éviter tout hubris.


Le 14 octobre 2020

Ce message est destiné à mes lecteurs étrangers. 

Il est inspiré par les tableaux statistiques que les créateurs du blog ont prévu, sans doute pour permettre aux auteurs de blogs tenants de la quantité, de s'améliorer pour augmenter leurs chances de lectures, leur nombre d'abonnés, leurs revenus liés aux annonces. Je ne suis pas de cette engeance et ne recherche rien qui se compte en chiffres, donnant plutôt la primauté à la qualité, celle-la même qui guide mes doigts sur le clavier, ou tout au moins qui essaie.  

Que tous ces lecteurs étrangers, parfois lointains, sachent que leur attention me touche bien plus que ne le fait celle que m'accordent mes compatriotes. Est-ce pour des raisons liées à la difficulté surajoutée de la traduction du français en une langue plus facile pour eux, et à l'effort que cela leur coûte ?

Je ne saurais dire. D'ailleurs, il est possible aussi que je ne sois lu que par des Français expatriés. Quoi qu'il en soit, je constate que j'ai en moyenne 5 fois plus de lecteurs ou de lectures aux États Unis qu'en France. C'est vrai que la démographie est différente, mais y a-t-il 60 millions multipliés par 5 de francophones aux States ?

Par contre, quand je vois que l'Espagne m'envoie un lecteur, et un seul, je ne puis m'empêcher de le mettre au féminin en pensant à ma nièce préférée qui habite ce pays de soleil.

Il m'arrive aussi de me poser des questions sur le consultant du fin fond de l'Afrique. 

Et enfin, de m'extasier devant la précision du préposé aux statistiques (ou peut-être du robot programmé) qui classe parfois un dernier des derniers lecteurs, dans la rubrique : "Pays indéterminé". 

— Vous habitez où ?

— Moi ? Un pays indéterminé.

— Ah, bon.

Habiter un pays indéterminé, il faut déjà le faire ! Et se connecter au réseau mondial sans être repéré, pour arriver sur mon petit blog, quelle aventure ! Merveille de la mathématique, ou mystère de l'informatique, je ne le saurai jamais.

En guise de conclusion, que vous dire, amis du bout du Monde, sinon merci ! (ou thanks, danke, xièxie, zikomo, grazie, gracias, efharisto, mahalo, danhyavad, tak, obrigado, spacibo, etc). 



P. S.- J'allais oublier : les commentaires ne sont pas interdits, qu'ils soient élogieux, indifférents ou critiques, ils ont tous leur intérêt.


samedi 3 octobre 2020

Encore ces oiseaux !

Je trouve qu'ils ne sont pas trop en forme, mes volatiles perfides... 

C'est sans doute dû au contexte.




écrits par D.

mercredi 9 septembre 2020

Quoi lire, sur le blog ?

Lorsque je consulte les statistiques concernant les lectures de mon blog, je me sens parfois culpabilisé par la faible "production" que j'offre à mes lecteurs. Il est vrai qu'un lieu de réflexions personnelles, que l'on juge suffisamment intéressantes pour les proposer à autrui, n'a aucun besoin de quantité. Seulement de qualité


Je dois dire que je préfère ne rien écrire plutôt que de chercher absolument à poster un papier qui risque d'être insipide.

Cependant, je conçois que parmi mes lecteurs, ceux qui ont trouvé quelque satisfaction à consulter ce blog, et qui reviennent voir, doivent être un peu déçus de n'y rien découvrir de nouveau.

Alors, devant ma faible production du moment, voici ce que je leur propose : sachant que seuls quelques articles sont consultés, et que d'autres, au moins aussi intéressants (ou amusants, ou importants, ou originaux... au choix), ne sont pratiquement jamais consultés, tentons de remédier à cet état de choses.

Donnez-moi le plaisir de constater que vos lectures concernent d'autres textes que les 10 ou 15 habituels. Rendez-vous dans la colonne de droite, et selon le temps dont vous disposez, piochez dans les années, à partir du début (2013).

Ou mieux, selon votre humeur du moment, décidez du genre de votre lecture. Allez dans "Catégories" et choisissez : nouvelles, faits de société, science, métaphysique (ici cela concerne  surtout la Tradition primordiale, et la médecine chinoise qui en est issue, qui vous dévoilent beaucoup de choses mal connues ou inconnues à leur sujet). N'oubliez pas la catégorie autos ou moto, les bizarreries, qui parlent aussi d'Extra-terrestres et de leurs curieuses manifestations comme les extraordinaires cercles dans les blés.

Il y a des articles que j'ai eu beaucoup de plaisir à écrire, d'autres fois beaucoup d'émotion à imaginer, et pour certains, à vivre, et peut-être que vous le ressentirez en les lisant...

Pour terminer cette série de suggestions, je vous propose de poster le moindre commentaire qui vous viendrait à l'esprit. Juste pour me faire savoir que vous m'avez fait l'honneur d'être passé par là, et que mon écrit vous a intéressé un instant. Question d'ego, diront les amateurs de psychologie!...

Bonnes lectures !





vendredi 19 juin 2020

La corruption est avérée...

Après les semaines mouvementées et/ou figées, que nous venons de traverser, il est temps pour tout un chacun de tenter de faire un bilan.

Un retour sur son comportement personnel, celui des "autres", celui de nos dirigeants.

Je ne sais quoi vous dire pour les deux premiers. Mais pour le troisième point, il y a beaucoup à dire : hésitations, incompétences, manque de prévision, absence de lucidité, perte du bon sens, et surtout, surtout, la preuve de plus en plus flagrante de la corruption qui sévit dans les plus hautes sphères de notre État, et en l'occurrence, de notre Service de Santé.

Les avis "autorisés" ne sont que la voix des lobbys pharmaceutiques. L'argent distribué aux revues médicales, aux services de santé officiels, aux responsables (!? mais pas coupables) de notre survie, a transformé une structure vouée à la préservation de la santé, en une officine assassine.
Refuser de prescrire (selon le protocole conseillé) le seul médicament connu qui sauve la vie, est un acte répréhensible. Rester aveugle et sourd aux bons résultats obtenus en Province a occasionné des milliers de morts évitables.

Il ne fallait pas admettre qu'un médicament très bon marché était LE remède idéal, malgré les résultats Chinois, Coréens, et Provençaux. Cela aurait porté un préjudice financier aux laboratoires voyous.

— Laissons mourir les malades, nous allons nous enrichir, avec les futurs médicaments ou vaccins, qui seront obligatoires et très chers.
Telle semble avoir été le credo de nos soi-disant élites médicales.

Pour vous prouver que je ne parle pas dans le vide, dépêchez-vous d'écouter l'excellent professeur Christian Perronne dans cette interview, renversante :
https://youtu.be/crbITXQTo24

Et, si possible, évitez de vomir votre petit-déjeuner sur le clavier...


Le 20 juin
Ne soyez pas étonnés de constater qu'une des nombreuses interviews du même Professeur Perronne ne soit pas titrée (elle n'entre alors pas dans les systèmes de recherche). Elle est émise, comme sous la contrainte, par Europe 1, dont le journaliste semble répondre aux ordres des "bien-pensant voyous". Elle est titrée "Unknown" !!!

mardi 28 avril 2020

Confinement ou liberté prochaine?

Est-on vraiment confiné lorsqu'on vit à la campagne?

En tous cas, on y possède de facto la possibilité d'admirer et de côtoyer la nature, qui est bien belle en ce moment. 
Voici, par exemple, ce qu'on peut voir en se promenant dans mon modeste "champ" :


Pivoines

Iris

Fleurs des champs...

...que je n'ai pas osé faucher (à la faux de paysan), en pensant aux pauvres abeilles survivantes. 

 Un agave adepte des piercings...

Des coquelicots qui semblent se plaire en un endroit où il n'y en avait jamais eu. Jusqu'à ce que je sème des graines l'an dernier, à la volée. Apparemment, les fourmis ne les ont pas toutes trouvées... 


 Un acacia en fleurs (Humm! les beignets!)


Seringa




 Le calme relatif sur les routes environnantes, dû au confinement, a certainement rassuré ce mignon visiteur, qui a déjeuné en même temps que nous, à 10 mètres, dans un pin. 
Ce fut un agréable moment, marqué par les petits bruits de grignotement, car nous n'avions plus vu d'écureuils depuis des années.




En une demi-heure, il a fait une pluie d'écailles de pommes de pin, n'en laissant généralement que les trognons. Il en a déchiqueté une bonne douzaine.
Espérons qu'il reviendra nous voir...

Ainsi se termine ce mini-reportage, que je dédie en particulier aux lecteurs qui se sentent prisonniers dans un appartement sans horizon, afin qu'ils ne désespèrent pas devant ces images d'une ruralité simple et calme, sans autres apparats que son habit naturel. 

Nous avons tous au fond de nous l'assurance de la liberté bientôt retrouvée, parce que nous avons la dignité de respecter une mesure transitoire, qui nous aide à vivre, et surtout à survivre à cette période mauvaise.

Une situation qui ne manque pas de faire penser à ce que fait dire à l'un de ses héros, le grand Jules Verne :

"La liberté est un bien immense, mais qu'on ne peut goûter qu'à la condition de vivre". 
Jules Verne
Les naufragés du "Jonathan"

lundi 20 avril 2020

Le tournevis rouge

Les amateurs d’Alpine sont nombreux à rêver de la berlinette, un de ces rêves automobiles, récurrent chez garçons, un rêve qui date parfois de cette période pendant laquelle se disputèrent les rallyes épiques qui virent des équipages prestigieux la mener plus d’une fois à la victoire.

Certains ont pu réaliser leur fantasme et s’offrir cet extraordinaire jouet. Et s’il était en mauvais état, le temps de la restauration, quelque fois long, ou très long, leur avait permis d’en échelonner les dépenses.
Félix, lui, avait toujours été attiré par la A310, plus tardive, plus grosse, plus moderne, et à la ligne totalement différente. Mais qui ne manque pas de charme, particulièrement dans la version “Pack“, où ses élargisseurs d’ailes lui donnent une allure encore plus méchante. Et la motorisation qu’il préférait était celle qui utilisait le bon 6 cylindres bien connu.
Malheureusement, ses charges de famille asséchaient régulièrement ses modestes revenus, et il ne voyait jamais arriver le moment où son pécule serait capable d’assurer ce genre de superflu, en plus du nécessaire. 

Pour satisfaire une partie de ses rêves, il tentait de partager les joies et les peines des membres du plus réputé des forums dédiés à cette marque. La rubrique A310 V6 l’intéressait particulièrement, et il y suivait les péripéties des heureux possesseurs de ces autos. Il partageait leurs joies et compatissait devant leurs problèmes, en tâchant d’en tirer un peu d’expérience, au passage.
Il était, en particulier, à l’affût des messages d’un des forumers qui passait beaucoup de temps à mécaniquer sur sa 310 blanche, tout en faisant profiter la communauté de son vécu, dans un style généreux où ne manquaient ni les preuves de sa culture ni l'assaisonnement de l’humour. Il s’appelait Pierre Sizaire, mais signait P6R, un pseudo dans le style “services secrets“.
Cette fois, sur le forum, il était question de la tendance de certains objets à disparaître mystérieusement, et à chacun de raconter ses pertes ou ses découvertes. Et si l’on souriait devant l’énervement du perdeur, on s’extasiait en chœur de la réapparition après des années d’absence, d’une clé de 10 retrouvée dans un recoin, même pas rouillée.  
P6R, lui, revenait régulièrement sur la disparition de son tournevis préféré, un tournevis rouge — un vrai, aux normes JIS, pas un Philips quelconque — au point que cela devint un buzz parmi la communauté du forum. Quelques dizaines de messages plus tard, le post de P6R aborda d’autres sujets, et on finit par oublier un peu l’incident du tournevis, qui fut ensuite totalement occulté par un véritable drame, cette fois : le garage avait été fracturé et l’Alpine de P6R avait disparu.
On imagine le bruit que fit cette nouvelle sur le forum, et la masse de messages qu’elle engendra :
             On va la trouver en pièces détachées sur le Coin, c’est sûr !
             Elle doit déjà être en Europe de l’Est !
             C’est sûrement le coup d’un mec qui a une carte grise orpheline !
             

Les mois passèrent, et petit-à-petit, comme toute chose, l’affaire de ce vol passa au second plan. Sauf pour son propriétaire qui, chaque fois que l’occasion s’en présentait, mettait en garde contre des achats de pièces détachées chez des personnes inconnues.

Quelques temps plus tard, notre Félix, victime heureuse et récente d’une embellie dans ses finances, tomba sur l’annonce de la mise en vente d’une épave de A310, dans ses prix, et avec suffisamment de côtés positifs pour qu’il s’y intéresse fiévreusement. L’inconvénient majeur de cette occasion concernait un détail qui lui parut secondaire étant donné le tarif modeste demandé : elle n’avait pas de moteur.
            Mais qu’à cela ne tienne : un moteur ça se trouve, et entre les Volvo, les Peugeot et les Renault qui en ont bénéficié, il doit bien en exister quelques-uns de disponibles, non ?
Il semblait que ce questionnement ne fut qu’une formule de style, car Félix était bien décidé à succomber, et il ne tarda pas à se retrouver propriétaire d’une A310 V6, amputée de son V6 mais avec un lot de potentialités encourageantes.

Sa quête de moteur à un prix en rapport avec ses capacités financières, fut longue. Elle prit fin lorsqu’il apprit qu’un petit garage de province, pas du tout spécialisé dans les Alpine, mettait en vente un moteur PRV, qui avait justement équipé une A310.
Renseignements pris, l’engin venait, paraît-il, de chez un vieux monsieur, qui avait ce moteur dans sa “grange“, car l’auto qui était autour auparavant avait brûlé, quelques décennies plus tôt. Contraint, par son grand âge, sa situation familiale, et son état de santé, de rejoindre l’EHPAD le plus proche, il avait demandé au notaire de vendre sa maison, et au mécanicien de se charger du moteur.
             Méfie-toi, Félix, lui répétait-on sur le forum, il s’agit peut-être d’un moteur issu d’un vol.
             Mais, non, mais non, le gars m’a assuré que c’est une affaire propre. Et surtout, c’est dans mes prix, et il est équipé de tous ses accessoires, alors je ne vais pas laisser passer ce coup. Cette fois je vois le bout du tunnel.
             Félix, fais attention quand même, on ne sait jamais !
             Vous êtes tous très sympa, mais cette fois, c’est tout bon, je fonce !

P6R ne fut pas le dernier à l’avertir encore, mais en vain.

Les semaines passèrent, puis un jour, le moteur, apporté par un transporteur spécialisé fut déposé à côté de la caisse dans le garage de Félix. Ce dernier ne manqua pas de l’examiner d’un œil un curieux :
             C’est vachement gros finalement cet engin, et quel fouillis ! 
Un filtre à air “grand comme une meule de Brie“, des fils électriques dans tous les sens, des durites de toutes les tailles qui, pour certaines se terminent dans le vide, attendant d’être connectées. Sous le chapeau du filtre à air, les fameux carbus dépareillés trônaient, comme un centre vital de cette mécanique à l’apparence si complexe.
             En tous cas, j’ai de la chance, il n’a pas été touché par l’incendie apparemment ! Et il est propre pour avoir passé des années dans un recoin…
Il s’approcha encore et fit connaissance avec l’anatomie particulière de la culasse en V :
             Ben, oui, bien sûr, c’est un moteur en V !
Tiens, c’est marrant ce creux profond entre les deux culasses, un vrai abîme !
Faut rien laisser tomber là-ded… Mais, mais il y a un truc, là, au fond !
Les jambes soudain flageolantes, il se laissa tomber sur une pile de pneus, hagard.  Un long moment plus tard, d’un geste lent, comme à regret, il ouvrit son smartphone :
             Pierre… euh… j’ai…  j’ai trouvé… ton tournevis rouge.





Pour Patrick, en guise de déconfinement transitoire…
D.