le blogadoch2

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jeudi 9 avril 2020

Une Alpine pour faire chanter...


L'achat d'une nouvelle auto pose toujours des problèmes au sein d'un couple. S'il s'agit d'une voiture utilitaire, les discussions sont sans fin sur le type, la marque, la taille, la couleur. Et lorsque la voiture convoitée fait partie des jouets pour adultes, comme le sont les sportives, les obstacles sont différents et se résument souvent à une seule interrogation :
— Est-ce bien raisonnable?
Dans cette nouvelle, les événements vont montrer un aspect inattendu du projet, qui tourne autour du chantage.

*

 Encore des catalogues sur la nouvelle Alpine ! Non ! Non ! Non ! Il n’en est pas question ! Il ne va pas me refaire le coup ! Il y avait trop longtemps, tiens ! D’abord l’Alfa Roméo, puis la Mégane RS, après ça la BM gonflée par je ne sais quel sorcier de la mécanique, un barbu, je crois. Et maintenant, cette nouvelle Alpine ! Non ! J’en ai assez, cette fois, c’est NON ! Pas question!
Dans sa colère et son indignation, elle ne se rendait pas compte qu’elle pensait tout haut, tout en mettant une dernière touche au rangement de la maison qu’ils habitaient depuis une dizaine d’années dans une banlieue bien fréquentée de la capitale.
La petite quarantaine d’années passées avaient laissé quelques marques sur son visage énergique aux traits fins. Les petites rides autour des yeux n’enlevaient rien de leur luminosité bleutée. Sa silhouette, qu’on devinait élégante, n’était, pour l’instant, pas mise en valeur par sa tenue de ménagère.
     — Monsieur ne pense qu’à son travail, et ses jouets. Et moi j’essaie de me passer le plus possible de femme de ménage. Il ne se rend pas compte ! Mettre tout cet argent dans un machin à quatre roues, juste pour le plaisir, alors que la maison n’est pas encore tout-à-fait à nous, et que notre avenir n’est pas forcément assuré. Par les temps qui courent…

De son côté, amateur de belles autos, et particulièrement de sportives, il rêvait de cette nouvelle berlinette, dont on dit tant de bien. Belle, légère, suffisamment puissante, digne héritière des qualités de son ainée… En somme, une auto faite pour le plaisir. 
Il avait demandé au concessionnaire le plus proche d’en faire l’essai, et était revenu emballé par le flot de sensations voluptueuses que l’auto lui avait généreusement offertes. Il la lui fallait, bon sang, c’était décidé ! De toutes façons, il bénéficiait d’un salaire généreux, et même si leur train de vie était assez dispendieux, ils avaient largement les moyens de se rendre acquéreur de cette merveille. Et puis, il pourrait éventuellement se séparer de la BM, peu kilométrée, qui valait certainement encore une belle somme. Et pour tous les jours, il y avait ce déplaçoir* à mazout qui faisait très bien l’affaire.
Il savait son épouse réticente, mais n’imaginait pas une opposition absolue. Il serait peut-être possible de trouver une voie d’approche qui rendrait les choses plus faciles pour tous les deux. 
Pour en savoir plus, il fallait qu’ils en parlent une fois encore. Il décida d’aborder le sujet dès que l’occasion se présenterait. Ce qui eut lieu au cours d’un repas, quelques jours plus tard. L’ambiance semblait favorable, et sa femme se montrait souriante depuis le matin, un état à apprécier, qui apportait une bouffée de sérénité après de longs jours tendus, sans raison apparente, rendus plus difficiles encore par la maladie récemment diagnostiquée de la belle-mère.
 Tiens, j’ai commandé le livre de Bernard Ollivier, tu sais, c’est un des concepteurs de la nouvelle Alpine, cette voiture remarquable qui…
    Tant que tu te contentes du livre…
    Oui, mais comme je disais, c’est une auto formidable, assez puissante, et de l’avoir conçue plutôt légère la rend tellement agréable à conduire, avec son moteur centr… 
    Oh, ça suffit, tu me l’as déjà répété vingt fois !
 D’ailleurs, sur le forum Alpine Renault, les nouveaux propriétaires le confirment tous les jours. Il n’y a pas que les journalistes qui le disent. Je me demande si…
    Non ! Tu ne vas pas l’acheter ! Tu sais bien que nous ne pouvons pas faire cette folie! Nous avons encore pas mal de choses à régler, financièrement parlant. Et elle est encore plus chère que les précédentes. Il n’en est pas question !
   Mais ma puce… si je la commande maintenant elle ne sera livrée et donc payée que dans plusieurs mois, presque un an… Et puis je vais mettre en vente la…
  ÇA SUFFIT ! ARRÊTE ! Écoute-moi bien, je ne le répèterai pas : si tu l’achètes, je-de-mande-le-di-vorce ! Je suis sérieuse ! On n’en parle plus ! Je ne reviendrai pas là-dessus !
Une porte violemment claquée mis fin à la discussion comme au repas.

Durant le trajet vers son lieu de travail, il revoyait la scène. Il n’avait jamais constaté autant de colère et de détermination chez sa compagne, depuis vingt ans qu’ils se connaissaient. Elle avait vraiment crié haut et fort ! 
         — Je-de-mande-le-di-vorce ! avait-elle clamé en détachant les syllabes !
Il avait du mal à la reconnaître : ces moments fréquents de mauvaise humeur,  sa préoccupation à propos de la santé de sa mère. Et cette sortie, aujourd’hui, terrible, vraiment ! Mais c’est qu’elle était sérieuse, dans ses menaces !…

Il décida de ne plus aborder ce sujet, et reprit le cours de ses journées de travail endiablé.
C’est à peu près à ce moment, que, pour l’aider dans un projet particulier que son patron lui avait imposé en plus de son travail déjà copieux, une jeune femme avait été détachée auprès de lui, pour quelques heures à chaque fois qu’il avait des conclusions à mettre au propre, des courriers particuliers à rédiger pour cette tâche.
Il fut heureux de constater que ce qu’il avait imaginé avec réticence comme un ingrat travail supplémentaire sans intérêt, le passionnait de plus en plus, en grande partie — il devait l’avouer — grâce à cette jeune et jolie collaboratrice. Elle avait cette faculté de comprendre exactement les nuances qu’il voulait mettre dans certaines demandes, d’insister sur les précisions importantes de l’affaire à traiter, bref de non seulement traduire en termes adéquats sa pensée, mais encore de la rendre plus percutante. En plus, elle était toujours disponible et ne prenait jamais de retard dans son travail.
Sur le plan physique, sans être d’une grande beauté, elle se distinguait par un charme indubitable, et souriait facilement, ce qui faisait briller ses yeux clairs et flattait sa denture parfaite. 
Au fil des semaines, leur relation professionnelle prit un tour plus amical, chacun appréciant chez l’autre des qualités qui leur paraissaient essentielles. 
Et comme cela se produit parfois dans les romans, le terme amitié ne suffit bientôt plus à décrire leur relation naissante.

À la maison, le train-train quotidien commença à lui paraître bien fade, surtout qu’il ne pouvait pas oublier la violence exprimée l’autre fois par sa femme, à propos d’Alpine… et de divorce. Ce mot qui faisait mal, rien qu’à le penser. 
Les semaines passèrent, pendant lesquelles son nouvel amour était assombri par des sentiments confus de sa part, où le remords et la culpabilité occupaient une grande place. Un malaise aggravé par le constat d’un éloignement de sa femme, et chez sa nouvelle merveilleuse compagne, par des allusions insistantes à… l’avenir. Lequel semblait, à ses yeux, devoir trouver sa solution dans l’ornementation brillante et rassurante de son annulaire gauche. 

La situation ne peut plus durer. Après avoir vécu des jours difficiles et des nuits sans sommeil, c’est décidé, il se sépare de sa femme ! Mais comment aborder le sujet ? Comment le présenter ? Comment va-t-elle réagir ?
Mêlée à toutes ces questions, une petite phrase tourne dans sa tête depuis des jours, depuis des semaines : « Si tu l’achètes, je divorce ! Si tu l’achètes, je divorce ! Si tu … »
Est-ce que ce ne serait pas la solution ?
De ruminer tout ce fatras de sentiments et d’émotions, pendant des jours et des jours, eut un effet décisif. C’est ainsi que lors de l’un de leurs repas conjugaux, moroses comme à l’habitude, il s’entendit dire d’un trait, à brûle-pourpoint, comme par défi :
   J’ai commandé l’Alpine !
Le cœur en chamade, presque surpris par son audace, il s’attendait à l’expression d’une pénible réaction, d’une extrême violence, qui annoncerait cependant pour lui, une fois les choses décantées, la libération espérée et le début de sa nouvelle vie.
Mais ce fut avec la plus grande stupéfaction qu’il l’entendit dire, d’une voix douce :
  Tu as bien fait, mon chéri ! Tu en avais tellement envie !




*Merci à Pierre L., auteur de ce néologisme.


Nota :
Compte tenu de ma conception de l’honnêteté intellectuelle, je dois préciser que cette nouvelle est une adaptation d’une aventure réellement arrivée il y a fort longtemps à un amateur fanatique des automobiles Morgan. Je ne sais s’il a réalisé ses vœux, le mécanique et l’affectif, et d’ailleurs l’aurais-je su que je n’en aurais pas parlé ici, pour laisser au lecteur le choix de la fin de cette terrible aventure.
Je lui souhaite cependant d’avoir trouvé la solution la meilleure à cette situation hors norme, et le remercie de m'avoir donné l'occasion de rédiger cette courte nouvelle.


vendredi 3 avril 2020

Confinement...


Dans une situation étrange, comme celle que nous vivons aujourd’hui, le temps change de caractère : il n’est pas plus lent, pas plus rapide. Il est différent. Il semble avoir changé de qualité, et avoir modifié le déroulement de nos pensées. J’ai l'habitude d’écouter les miennes, qui ont aujourd’hui tendance à se bousculer dans un temps devenu trop petit pour elles.

Je crois que le moment est venu d’y mettre de l’ordre en les couchant sur le papier fictif de l’écran de mon ordinateur. J’utiliserai pour cela le nous du narrateur.
Peut-être les trouverez-vous aptes à meubler un instant votre … confinement !


Le mot confinement, est un de ces mots peu usités en temps normal, mais que l’on entend, qu’on lit, qu’on pense, cent fois par jour, en ce moment. Son aspect tristounet et son image négative ne nous procurent aucun sentiment positif. Malgré tout, ce vocable est de notre langue et mérite quelque attention de notre part, aujourd’hui.

Confinement vient du verbe confiner, aux multiples sens.
- Confiner à, ou avec, indique une proximité spatiale ou, au sens figuré un rapprochement de concepts.
« Sa propriété confine avec le centre de loisirs de la ville… »
Ou encore :
« Une telle attitude confine à la bêtise… »
- Le verbe confiner peut être employé pour insister sur une appartenance, un choix, un attitude spécifiques :
« Ce coach se confine uniquement à des méthodes extrême-orientales… »
- Enfin, bien sûr, il désigne une relégation, un enfermement suggéré ou imposé en un lieu déterminé. C’est un terme moins coercitif que le mot emprisonnement.
« Les malades sont confinés dans leur chambre… »
Au sens figuré, la notion d’espace physique peut laisser la place à un concept affectif, par exemple :
« Il se confinait dans ses projets de vengeance… »

L’expérience récente se charge de nous expliquer en pratique, ce que veut dire ce verbe, et ce que comporte de contraignant son nom.
Chacun d’entre nous, prisonnier d’occasion, ressent le poids ce cette obligation. Pour certains, elle est excessive, dénonce un excès de précaution, l'utilisation d’un pouvoir inapproprié. Pour d’autres, heureusement les plus nombreux, elle est la preuve d’une acuité prophylactique, une bonne décision en faveur de la pérennité de l’ordre social, et le respect des vies humaines, par les pouvoirs publics. Faute de mieux.

Pour tous, elle constitue une contrainte plus ou moins bien vécue, mais elle est aussi l’occasion de donner libre cours aux questionnements les plus divers sur la vie et la mort, l’ennui, le temps gaspillé, l’argent non perçu, pour les commerçants en particulier.

D’un autre côté, cette obligation sera certainement la cause de comportements inhabituels vis-à-vis d’autrui, que l’autre soit proche ou inconnu. On pense bien sûr à la belle attitude des soignants, et de ceux, qui, à tous les niveaux de l’activité sociale continuent leur tâche même si elle les expose à la contagion.
Ainsi, le centre de dépistage de Marseille, qui connait un afflux de demandes sans précédent, a noté la dignité des patients dans la queue des candidats à la détection, des patients qui portent bien leur nom.
À l’inverse, ce sera aussi l’occasion d’assister à des comportements péjoratifs d’agressivité et d’égoïsme, sous fond de panique inavouée, car à l’opposé des nombreux citoyens qui se plient aux consignes et en acceptent les conséquences, d’autres plus inconscients qu’insouciants ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et de leur intérêt immédiat, et après leurs achats inconsidérés, continuent leurs promenades, leurs visites mondaines, les poignées de mains et les embrassades.

Nous devinons que des mini-drames dus à « trop de contact », vont se produire dans certaines familles qui comportent parmi leurs membres, des individualités habituellement promptes à une certaine forme d’agressivité. Ces personnes, chez qui l’excès d’activité compense un malaise psychologique, un vide intérieur, et qui trouvaient un équilibre dans une plongée aveugle dans leur travail, ou dans une pratique effrénée du sport, vont certainement voir s’aggraver leurs problèmes, et s’en prendront à leurs proches, peu habitués à subir de tels assauts. Tels les alcooliques ou les drogués en manque, ils vont devenir invivables. Ce sont eux qu’aux USA, on appelle les « workoolics »…

De leur côté, plus calmes, les poètes et les amoureux de la nature, cernés par les murs de leur appartement, se sentiront frustrés, particulièrement dans les villes.
Ce qui ne sera pas le cas des habitants des zones rurales, lesquelles ont assisté à une petite invasion de citadins, fuyant leurs villes devenues oppressantes à leurs yeux. 

Dans un autre domaine de réflexion, le confinement et les risques liés à la situation conduisent forcément l’individu à se poser des questions qu’il n’avait jamais abordées auparavant avec autant d’acuité. De ces questions que l’on qualifie souvent de « métaphysiques », peut-être parce qu’elles concernent un aspect de notre existence abordé d’une façon différente, inhabituelle. Le préfixe méta nous y fait penser.
Le terme métaphysique est traduit de différentes façons, et je crois que la meilleure manière de le définir se fait par l’exemple. À la question : « D’où venons-nous? », la réponse biologique est évidente, qui nous parle de nos géniteurs et de la manière qui a permis notre arrivée dans le monde. La réponse métaphysique est bien plus difficile, et concerne le domaine subtil et personnel des croyances, des mythes et des religions.

Mais la question que le confinement fait venir le plus facilement à l’orée de notre conscience troublée par l’angoisse et l’inquiétude, est plutôt celle qui concerne notre devenir immédiat. Et ce n’est pas en un questionnement unique qu’elle se manifestera, mais plutôt sous forme de rafales que nous n’oserons pas formuler clairement. 
Personne ne sait combien de temps cette pandémie sévira, et combien seront les  victimes sacrifiées à son appétit. Peut-être que nous ne le verrons pas. Ou bien, comme nous l’espérons, peut-être que tout sera fini dans quelques semaines, et que la vie reprendra son cours normal. Normal? Pas si sûr, normal n’est peut-être pas le mot qui convient à la situation qui est la nôtre, pandémie ou pas, sur une planète devenue trop petite, surchargée d’êtres vivants rendus déraisonnables par un excès de progrès technique, et par l’oubli des grands principes.

Comment en sommes-nous arrivés à cette surpopulation tragique, d’autant plus irréfléchie que les moyens apportés par le progrès nous ont permis de constater les limites de notre lieu de vie, la petitesse de notre globe, l’approche de la fin de ses réserves naturelles, alors qu’elles semblaient infinies à nos parents? 

Peut-être que l’univers se défend devant les inconvenances de nos comportements critiquables, et qu’il nous fait comprendre que nous avons eu tort de le défier, de le transformer à notre convenance, en nous prenant pour des dieux. Peut-être que notre monde est dans une situation encore jamais rencontrée dans son histoire, et que nous en vivons une période originale, dont personne ne sait rien. Pas même les orgueilleux mais approximatifs statisticiens, illégitimement fiers de leurs modélisations. Car la nature n’a pas de raison de se plier à la conception que s’en fait la pauvre science des hommes.  

Dans la pire des hypothèses, cette épidémie ne cessera qu’à la condition qu’un équilibre soit à nouveau établi, qui permettrait aussi que les plaies de notre habitat guérissent. Ça, c'est la vision instinctive, qui implique la reconnaissance du péché, et l'acceptation de la sentence. C'est aussi la plus courante, la plus péjorative pour notre intellect inquiet. Mais tellement facile à exprimer dans un contexte comme celui-ci!
Alors, il s'écoulerait un temps terrible, qui montrerait peut-être — après la disparition du plus grand nombre — quelques milliers de survivants hébétés errant dans des villes trop grandes, des places de village vides, sur des routes devenues inutiles, et un sol déjà rendu partiellement stérile par la folie de leurs congénères égoïstes.

Les œuvres de science fiction nous ont déjà fait maint tableaux de cette apocalypse dont on se passerait fort bien, et que la si bien dite « folie des hommes » nous aurait concoctée, même sans l'aide de virus. 

Mais cette fois pour de vrai. 


Nota : Quelques corrections ont été rendues nécessaires par la trop grande hâte à m'exprimer . Je pense que la langue française est maintenant un peu moins torturée...

vendredi 7 février 2020

Bonjour 2020 !

Bonjour à mes gentils lecteurs, à qui souhaite de bonnes années : celle de l'Occident, et celle de la Chine, qui commence à peine.

Il faudra vous contenter de mes anciens écrits, car, croyant bien faire, M. Blogger a modifié le système de publication des articles.

J'avais trouvé simple de dater mes articles permanents d'une date future, pour qu'ils restent en tête. Mais voilà que cela est impossible maintenant : si je date cet article de 2022, par exemple, il ne sera pas publié, il restera en réserve pour se publier de lui-même lorsque la date sera atteinte.

Me voilà obligé de me déguiser en informaticien, et de tenter de jouer à l'expert, pour réaliser une vraie page d'accueil, permanente. Ce n'est pas gagné.

Je vous revois bientôt !

D.


jeudi 26 décembre 2019

Mais un blog, ça sert à quoi?


J'aurais pu écrire aussi : quel est le but d'un blog? Ou bien encore : Pour quelles raisons créer un blog?
Comme à l'examen, je me donne deux heures pour répondre…
Dans le désordre, voici quelques suggestions susceptibles de participer à l'explication de la mode actuelle de ce moyen d'expression.
Tout d'abord, il n'y aurait pas de blog sans l'ordinateur, et bien sûr, sans Internet. Mais comment se détourner de la magie de ce moyen de communication simple, et… mondial, et refuser les possibilités qu'il nous offre?
Une raison d'ordre psychologique est la croyance que son propre blog va être lu par des millions de personnes. Cette perspective immodeste et irréelle donne sans doute une sorte de sentiment d'importance à l'auteur.
Il est des êtres — je connais bien l'un d'entre eux — qui s'expriment mieux par l'écrit que par la parole. Et quoi de plus facile que d'encore fignoler son texte avec un logiciel d'écriture? Quant à savoir s'il va être lu, c'est une autre histoire. Les croûtes du peintre du dimanche seront-elles vues par d'autres que les proches?
Quel que soit leur domaine, les notions qui ont de l'importance à nos yeux ne sont pas toujours intéressantes pour les autres. Et nous avons généralement grand besoin de nous exprimer à leur sujet, lorsqu'elles nous tiennent à cœur… Pour éviter d'ennuyeux monologues au foyer, ou des incompréhensions lors de réunions d'amis, exposons-les sur le blog! Ça ne gêne personne, et permet bien souvent de faire à cette occasion le bilan de nos propres connaissances, de les vérifier, de les compléter, ne serait-ce que pour éviter d'écrire des contre-vérités.

Certains bloggeurs espèrent augmenter le cercle de leurs connaissances, d'autres plus pragmatiques celui de leurs clients potentiels.

Et je suis certain que ceux que la fonction de gourou attire, s'entraînent à la persuasion, sans états d'âme, en recherchant des adeptes plus que des lecteurs.

Personnellement, il m'arrive d'espérer intéresser quelques lecteurs par des sujets qui me passionnent. Mais les commentaires, qu'ils soient positifs ou critiques, me manquent cruellement pour me faire une idée plus précise en la matière.

Je vais vous dire la vraie raison qui m'a poussé à créer un blog : j'ai toujours eu la certitude que je devais le faire pour la simple raison qu'un blog, c'est inutile.
Je vous incite d'ailleurs à me suivre dans le royaume magnifique de l'indispensable inutilité… De nombreux auteurs — et pas des moindres — se sont penchés sur cette notion, sans convaincre qui que ce soit, semble-t-il, mais en laissant derrière eux de merveilleuses pages… inutiles.
Bien après que Socrate, condamné à la ciguë, se mit à l'apprentissage de la flûte la veille de sa mort, d'autres ont clamé l'importance de l'inutile. Voyez plutôt :

— C'est bien plus beau lorsque c'est inutile ! (Edmond Rostand).

— Il n'y a rien d'inutile en nature ; non pas l'inutilité même. (Jean Rostand).

— Rien n'est plus utile que la recherche inutile. (Jean-Paul Sartre).

— L'inutile et le superflu sont plus indispensables à l'homme que le nécessaire. (René Barjavel).

— La littérature est parfaitement inutile : sa seule utilité est qu'elle aide à vivre. (Claude Roy).
Et n'oubliez pas le manifeste énergique de Nuccio Ordine : L'utilité de l'inutilité.  (Les Belles Lettres, éd.).

Pour en terminer avec le sujet, je dois vous dire qu'il y a peu, j'ai proposé à mes amis d'un forum consacré à la marque Alpine, une association virtuelle dont je suis le président à vie, et qui s'intitule Le Mouvement pour l'Indispensable Inutilité, dont le sigle s'écrit : Mii.
Sa création était inutile, alors...

D.C. O.

jeudi 21 novembre 2019

Être vieux, c'est quoi?

Être vieux, c’est quoi ? C’est comment ? C’est quand ?
Je me demande si quelqu’un a déjà tenté de répondre à ces questions toutes simples, mais dont les réponses risquent fort la complexité. Du haut de mes 31600 jours (et plus…), puisque vous le demandez gentiment, je vous communique volontiers ma pensée.

Pour un gamin de 10 ans, on est vieux à 40 ans. 
Pour les habitants de la France du Moyen-Âge, c’était vraiment le cas. On imagine mal les conséquences de cet état de fait : 
-       il fallait être indépendant et productif très tôt ;
-       il était normal de se marier à 20 ans, et de se dépêcher de procréer ;
-       les divorces étaient rares, car on n’avait pas eu le temps de se lasser des défauts de son partenaire ;
-       la maladie et la mort, visiteuses naturelles, ne déclenchaient pas un sentiment d’injustice, mais simplement le constat de la normalité ;
-       les rares vieillards de 60 ans et plus, avaient l’avantage et l’honneur d’être respectés comme des reliques du passé : un passé qui, selon la tendance populaire, procurerait l’autorité et la sagesse.

Remontons bien plus loin dans le temps, pour se pencher sur une époque tellement reculée qu’on ne sait comment la définir. Prenons les Chinois de la proto-histoire — cette période floue, plus facile à nommer qu’à dater. Dans des textes datant de plusieurs dizaines de siècles, ils racontent les propriétés fabuleuses de leurs grands ancêtres, qui vivaient des centaines d’années (comme notre Mathusalem?), et qui étaient dotés de qualités remarquables que nous avons même du mal à imaginer. On croit comprendre que pour eux, la télépathie remplaçait le téléphone, et la télé-transportation l’automobile. De quoi être jaloux ! 
Et vivre 900 ans permet quand même de faire pas mal de choses durant son existence ! Mais aussi, à bien y réfléchir, d’augmenter malheureusement la liste toujours ouverte des bêtises, donc celles aussi des remords et des regrets.

Ainsi, Monsieur le Temps, faisant comme bon lui semble, décide donc de nous faire vivre 900 ans ou 40, à sa guise, sans que nous ne puissions rien faire contre ses décisions ? Devons-nous nous estimer heureux de nous approcher aujourd’hui d’une durée d’un petit siècle dans le meilleur des cas ?

Allez ! Pour tenter de donner un sens à la formule "être vieux", remplaçons-la par le mot "vieillesse", ce sera peut-être plus simple. Mais finalement, définir la vieillesse, c’est aussi difficile que définir le temps : on sait ce que c’est, mais on ne peut pas dire ce que c’est. On pourrait signaler que c’est une période de la vie qui s’accompagne de phénomènes évidents mais progressifs comme : diminution, ralentissement, affaiblissement, atteintes morbides, pertes de mémoire… Et toutes ces sortes de choses à la négative connotation. Mais ce n’est pas là une définition à proprement parler.

Pour mieux connaître la vieillesse, il n’est peut-être pas nécessaire de s’attarder sur les déficiences somatiques ou intellectuelles, surtout les premières, que l’on devine difficiles à supporter pour quelqu’un de sportif ou simplement actif. Mais comme elles ont la délicatesse d’apparaître progressivement, on a la possibilité de s’y adapter. D’apprendre par exemple, à trouver les bons points d’appui dans un escalier aux marches étroites, ou la main de sécurité dans les bricolages en haut d’une échelle, comme sur un bateau.
Certaines faiblesses deviennent coûteuses et nous font entrer dans le monde matériel des prothèses. Je ne parle pas du téléphone, qui remplace la lecture de la pensée à distance, ou de l’ordinateur dont étaient peut-être naturellement dotés nos Super-Ancêtres, non tout simplement, de celles qui aident à voir, à entendre, et à mâcher pour certains.
Oui, en vieillissant on a moins de caprices mais plus de besoins. 

Nous parlions du siècle d’existence qui nous est accordé, dans le meilleur des cas…
Mais foin de ces chiffres! Avec le bon Saint-Exupéry, rappelons-nous que « nous qui connaissons la vie, nous nous moquons bien des nombres ! »
Entrons dans le champ de foire des "quoi" et des "comment", la qualité n’ayant pas sa place dans les dates : « Les dates importent peu, seuls les événements comptent », rajoute René Guénon.
Quittons donc le monde de la quantité, pour celui, aux reflets chatoyants, de la qualité… 

Et au lieu de lamentations sur la dégénérescence programmée dont nous parlions plus haut, pourquoi ne pas avancer d’autres formules plus constructives, comme : prises de conscience diverses, apparition d’une forme de sagesse, refus de ce qui est factice, développement de la richesse intérieure, intellectuelle, spirituelle, ou encore lucidité dans les rapports humains ? Pourquoi ne pas parler de la tranquillité qui découle de l’inanité de prouver au monde qu’on existe, ou de celle bien plus riche qui nous permet de concevoir clairement notre si naturel statut cosmique, en réponse à nos questions existentielles habituelles ?

Par contre, l’acquisition progressive de cette forme de philosophie personnelle s’accompagne, semble-t-il, d‘une remise en ordre dans les priorités : on préfèrera choisir un casse-croûte entre copains, arrosé d’un petit vin du pays, plutôt qu’une mondaine réception auprès d’une société artificielle et guindée dans sa recherche de respectabilité. On préfèrera l’inutile au pragmatique, le futile au sérieux, l’informel à la rigueur. Mais sans jamais perdre la moindre once de dignité.
Psychologiquement, les vieux peuvent traverser des périodes de tristesse ou d’angoisse en prenant trop profondément conscience du peu de temps qu’il leur reste à vivre. Qu’ils fassent donc comme les taoïstes, et privilégient l’activité de leur propre plan intellectuel, spirituel, pour lui faire prendre le dessus sur le ressenti affectif. 
Alors, dans une lucidité objective, indépendante des émotions, ils peuvent apprécier la légitimité de leur statut cosmique dont j’ai dit un mot plus haut, c’est-à-dire leur place normale, un peu magique, entre le ciel qui les recouvre et le sol qui les porte, entre le Ciel qui domine, et le Sol qui reçoit. 
Et cette prise de conscience, en apportant la sérénité, emplit d’une paix tranquille ce qu’il y a de plus transcendant en eux, sans leur faire regretter un prétendu et inaccessible bonheur, comme celui que promettent vainement la société bien-pensante, l’église, ou la psychiatrie.

En conclusion, on aurait pu tenter de répondre aux deux difficiles questions : c’est quoi la vieillesse? et c’est comment la vieillesse? en une seule phrase vague : c’est différent de la vie d’avant. Une réponse qui n’en aurait pas été une. Affirmer péremptoirement que la question ne se pose pas parce que ce n’est pas pareil, constitue une escroquerie intellectuelle, en effet. Mais la tâche était si ingrate !
La difficulté ne serait-elle pas venue uniquement d’une erreur dans le posé de la question ? La vieillesse n’est pas qu’un état, c’est aussi une tendance. Qui devrait alors se dire “vieillissement“. Et distinguer l’état de la tendance, la vieillesse du vieillissement, nous fait entrer d’un coup dans le domaine de la métaphysique. En effet :
-       un état implique une notion de coexistence avec l’espace : je suis comme ceci ;
-       une tendance est associée au temps qui passe : peu à peu, je deviens
Bon, finalement, il est impossible d’échapper à ce fameux espace-temps, qui ne résout pas non plus la difficulté de la définition … 

Et voilà qu’une dernière question se manifeste : qu’y a-t-il après la vieillesse ?
Comme tous les événements, qui, agréables ou non, sont destinées à se terminer, la vieillesse aussi a une fin : nous ne sortirons pas vivants de cette aventure étonnante qu’aura été la courte existence qu’on nous a imposée. Petite en longueur, certes, mais peut-être a-t-elle été très large, si nous avons su y faire…

Quoi qu’il en soit, un jour viendra, où le dernier signe de notre vie sera, sur l’écran du moniteur cosmique, l’image banale et terrible du graphique devenant rectiligne, accompagné d’un très long piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii…  comme une onde porteuse qui lancera les 21 grammes* de nos restes informels dans le voyage infini et obligé de la non-vie.



*L'hypothèse de la masse de l'âme, ou théorie des 21 grammes, est émise par le médecin américain Duncan MacDougal en mars1907. Selon cette hypothèse, le corps humain aurait une âme et cette âme aurait une masse estimée à 21 grammes. Au moment de la mort, l'âme s'échapperait du corps humain, qui se retrouverait allégé de ce poids (Wikipedia).
Cette hypothèse n’est pas confirmée, mais cela m’a amusé de la citer.


lundi 28 octobre 2019

SIDA et malversations des laboratoires pharmaceutiques

Ceux qui me font l'honneur de me lire, savent que j'ai l'indignation facile.

Mais comment rester insensible devant les escroqueries médicales organisées par les grands laboratoires?
Devant l'énormité scandaleuse de ces constatations on en vient à se demander comment cela est possible, comment les organismes officiels laissent faire, comment les médecins acceptent de se rendre complices de telles absurdités, mortelles parfois...
Mais c'est assez simple à organiser pour qui n'a aucun scrupule moral et de gros appétits financiers :

- Dans le monde en décomposition morale qui est le nôtre, les techniques les plus simples et les plus malhonnêtes fonctionnent à tous les coups. Pour les autorisations de mise sur le marché, les fausses statistiques suffisent. On trouve toujours des chercheurs avides, des fonctionnaires peu regardants mais très intéressés.

- La presse médicale, remarquable agent publicitaire pour les nouveaux médicaments, ne vit que par les encarts payés par les laboratoires pour la promotion de leurs produits : un moyen de chantage idéal.

- Les médecins, de leur côté, sont paralysés par les injonctions des metteurs au point des nouveaux médicaments qui bâtissent un "protocole", qui paraît tenir la route, mais qui est très contraignant, car quel praticien s'avisera de faillir au "mode d'emploi" habilement suggéré, et risquer la foudre d'une famille procédurière en cas de pépin sur un patient qui n'aurait pas bénéficié du fameux protocole "obligatoire"?

- La prescription des anti-cholestérol chez des patients dits "à risques" par les laboratoires est ancrée définitivement dans l'esprit et dans la pratique des généralistes. Et pourtant, le cholestérol n'a jamais été reconnu comme le responsable des athéromes (ces dépôts lipidiques dans les artères). On a simplement trouvé du cholestérol dans les athéromes. Une mouche sur le fumier est-elle responsable du fumier? Mais quel médecin s'avisera de ne pas prescrire un anti-cholestérol à un patient décrit comme "à risques". Le parachute est tout trouvé : on prescrit.

- Finalement, dans ce petit monde, les malfaisants sont assurés d'un marché pour leurs poisons, les médecins sont convaincus de bien faire, il ne reste aux patients qu'à payer (ou à faire payer la Sécurité Sociale, celui revient presque au même), ingurgiter des saloperies, enrichir des faisans milliardaires, et généralement mourir plus tôt que prévu.

- Mais n'oublions pas que les patients sont manipulés aussi, et sont certains que leur praticien est de bon conseil.

*

Tout ceci pour vous indiquer l'intérêt que présentent mes articles sur le SIDA, dans lesquels on apprend que le virus HIV n'a jamais été mis en évidence de façon sérieuse, et qu'on n'a jamais retrouvé ce virus chez les patients atteints de ce syndrome d'immuno-dépression. 
Ce qui est quand même bizarre pour une maladie qu'on dit contagieuse... Quel est donc l'agent de transmission, s'il y en a un?

Ces informations étonnantes ou détonnantes, sont très importantes à mes yeux, en tous cas, car je suis particulièrement ému par le malheur qui s'abat sur une famille, sur un couple, lorsque tombe le verdict de la séropositivité d'un des partenaires. Désarroi, chagrin, suspicion d'adultère, problèmes professionnels, mise à l'écart. Nous savons que cela se termine parfois par un suicide.
Tout ça pour rien !

Si vous lisez ces articles vous saurez que le test de séropositivité n'est pas spécifique, qu'il n'indique non pas le SIDA, mais une réaction anormale de l'organisme, à on ne sait trop quoi.
Vous saurez que ce test n'existe pas en Grande-Bretagne, qu'il n'est pas aussi sévère d'un pays à l'autre, grâce à quoi un séropositif peut guérir en traversant une frontière...
Vous apprendrez que — cerise sur le gâteau — les principaux traitements sont basés sur des médicaments déjà refusés pour leur toxicité mortelle, ressortis des tiroirs, et dont l'autorisation de mise sur le marché reste bien bizarre.

Est-ce bien sérieux?

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J'ai rajouté quelques informations sur le dernier article (de 2017) : Retour sur le SIDA...

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mercredi 23 octobre 2019

Coup de gueule...

Devant la dégénérescence de notre société chaque jour plus affirmée, devant l'inefficacité de nos "responsables", devant la légèreté des politiciens, plus aptes à enrichir les avocats qu'à préserver nos valeurs ancestrales, devant ces lavages de cerveaux permanents organisés par des traîtres, devant cette fin du Monde civilisé, je ne peux m'empêcher de manifester mon dégoût et ma colère.

Voici, intégralement restitué, le contenu de la lettre que j'adressais, il y a peu à mon ami Philippe, avec qui j'aime commercer de choses sérieuses. Et d'autres beaucoup moins, mais qui permettent de survivre dans ce monde qui se détruit. 


Cher Philippe,

Content que mes tristes réflexions t'aient intéressé.
Je n'ai fait que te transmettre ce que m'a appris René Guénon. Dont il faut lire "La crise du monde moderne", et "Le règne de la quantité et le signe des temps", études tout-à-fait à l'ordre du jour, écrites en... 1927. 
Auparavant, si tu ne l'as pas lue, il vaut mieux prendre connaissance de cette petite introduction :

Mais ne rêvons pas, le Monde originel, pur et empreint de vérité, n'est plus accessible. Il n'est plus, tout simplement.
Nous avons commencé à dégénérer depuis si longtemps... Nous voici parvenus au siècle du Mensonge et de ses copains, tels que l'organisation et l'entretien des conflits, les mafias, les trafics, la magouille, la malfaisance, la malhonnêteté. 

Une période où le faux est si bien présenté qu'on le prend et le prendra pour le vrai. 
De la même façon qu'on croit aujourd'hui le diesel plus polluant que l'essence, et l'électricité vertueuse, qu'on imagine le lait plein de qualités, les médicaments anti-cholestérol utiles, (et le SIDA contagieux, alors qu'on n'a jamais trouvé de virus dans le sang des malades, on se contente d'une réaction non spécifique au SIDA, qu'on appelle séropositivité). 

Sans parler de l'importance donnée par notre société aux pervers sexuels reconnus par la loi, à l'achat d'enfants sans véritables géniteurs, fabriqués dans n'importe quel utérus, aux attributs métalliques accrochés aux narines et ailleurs, aux tatouages "portes de chiottes", aux barbes de trois jours, aux pantalons déchirés, à l'instruction de la théorie du genre à des enfants qui ne sauront même plus si l'on pisse debout ou assis, etc. 

Et que dire du lavage de cerveaux permanent (mensonges encore), qui rend les Français faussement culpabilisés, sans réaction devant l'invasion organisée de notre pays par les soldats sarrasins, qui nous pillaient déjà depuis plus de 1000 ans, et qui continuent avec notre bénédiction. 

On n'a plus qu'une option :  préserver des lambeaux de la grande Tradition, comme des semences à replanter, peut-être, un jour.

Pourquoi cette dernière préoccupation? Difficile de résumer, mais les Grands Principes qui sont à la base de la Tradition, sont éminemment respectables, car indiscutables : ils ne sont pas le résultat d'une réflexion, d'une pensée, d'un calcul. Ils ne sont pas le fait de penseurs ou de philosophes. Ils sont tout simplement issus de constats de faits non-humains. 
Dans un Monde idéal, ce sont eux qui devraient être à la base de la moindre de nos pensées, de notre activité intellectuelle, spirituelle, sociale. Ils sont l'image de l'Ordre métaphysique du Monde. Il serait bien de s'y conformer, ne serait-ce que pour réaliser l'harmonie...

Ce n'est pas le cas. 
On ne peut que constater.
Sans rien faire d'autre, l'Homme est condamné.

Et merde! Buvons un coup! *
D.


*Mon fournisseur italien m'a dégotté une excellente grappa moscate.